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Supercondriaque – A partir du 21 mars

Supercondriaque – A partir du 21 mars

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Film de Dany Boon (France - 2013 - 1h47) avec Dany Boon, Kad Merad, Alice Pol et Judith El Zein...


 

Supercondriaque affiche uneRomain Faubert est un homme seul qui, à bientôt 40 ans, n’a ni femme ni enfant. Le métier qu’il exerce, photographe pour dictionnaire médical en ligne, n’arrange rien à une hypocondrie maladive qui guide son style de vie depuis bien trop longtemps et fait de lui un peureux névropathe. Il a comme seul et véritable ami son médecin traitant, le Docteur Dimitri Zvenska, qui dans un premier temps a le tort de le prendre en affection, ce qu’il regrette aujourd’hui amèrement. Le malade imaginaire est difficilement gérable et Dimitri donnerait tout pour s’en débarrasser définitivement. Le docteur Zvenska pense avoir le remède qui le débarrassera en douceur de Romain Flaubert : l’aider à trouver la femme de sa vie. Il l’invite à des soirées chez lui, l’inscrit sur un site de rencontre, l’oblige à faire du sport, le coach même sur la manière de séduire et de se comporter avec les femmes. Mais découvrir la perle rare qui sera capable de le supporter et qui par amour l’amènera à surmonter enfin son hypocondrie s’avère plus ardu que prévu...

 


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Only Lovers Left Alive (VOST)

Only Lovers Left Alive (VOST)

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Film de Jim Jarmusch (Etats-Unis - 2013 - 2h03) avec Tom Hiddleston, Tilda Swinton, Mia Wasikowska, John Hurt, Anton Yelchin....


- Film proposé en Version Originale Sous-Titrée


- Film Coup de Cœur : tarif unique : 5€





Only-Lovers-Left-Alive-affiche-france uneLes États-Unis, quelques années avant la guerre de Sécession.
Solomon Northup, jeune homme noir originaire de l’État de New York, est enlevé et vendu comme esclave.
Face à la cruauté d’un propriétaire de plantation de coton, Solomon se bat pour rester en vie et garder sa dignité.
Douze ans plus tard, il va croiser un abolitionniste canadien et cette rencontre va changer sa vie…

 

 

Critique "aVoir-aLire.com"


A la lumière de millénaires imparfaits, Adam et Eve froissent leur ennui dans le limon de l’inspiration humaine. Ils arpentent le Monde, comme les âmes grises sillonnent la Plaine des Asphodèles. Cercueil à ciel ouvert, la Terre n’exhale plus que les effluves d’existences menées hors du jardin d’Eden. Les anges déchus endurent le passage du temps avec une douce indifférence. Ni le pacte profane consommé par Eros et Thanatos, ni la belligérance de gouvernements aveugles, ni l’irrationalité d’esprits vulgaires ne sauraient troubler leur impavidité.
Des ruelles moites de Tanger aux fantomatiques boulevards de Detroit, les amants noient leurs solitudes dans un crépuscule éternel. Les vampires recouvrent leurs souffrances d’un masque de chair. Fantasmées par Jim Jarmusch, les créatures de la nuit se meuvent dans la noirceur d’angoisses intimes. Plus humaines que l’Homme à bien des égards, les goules se distancient de ceux qu’elles surnomment les « zombies ». Les morts-vivants seraient-ils ceux ayant oublié d’aimer ? Figure de style sarcastique, Only lovers left alive.



Tandis qu’aux suppliques de l’humanité se mêlent d’insipides vœux de mort, les vampires puisent leur désir de rédemption dans l’impulsion créative de notre espèce. L’Homme, fruste et vulgaire, célèbre la médiocrité. Aveugle à la beauté, il souille de son ignorance le vêtement du génie. Confronté à la verve de Marlowe ou aux sortilèges lascifs d’une Vénus de lumière, il ne manifeste qu’une indifférence animale. A l’inverse, les enfants des ténèbres se repaissent d’Art autant que de sang. Les œuvres et sciences humaines cessent d’être appréhendées comme de communes distractions. La connaissance éclipse tout autre finalité intellectuelle.
Au son d’irréels battements de cœurs, Adam et Eve arpentent les sentiers de l’éternité. Tilda Swinton, succube altière née coiffée, envoûte les reliquats putréfiés d’une race maudite. Tom Hiddelston, génie saturnien, accueille en son sein les chagrins du Monde. Elle va de blanc vêtue et Lui porte la couleur de l’affliction. Sur les ruines de monuments oubliés, les amants scellent leur amour immuable de silences. Etoiles décadentes, silhouettes atemporelles, ils ancrent leur réalité tant dans les millénaires enfuis que dans la substantifique moelle de notre époque. Only lovers left alive.
Sous le faisceau de néons cobalts, les époux initient un indolent ballet de références pop et de traits d’esprits baroques. Ils se délectent de sorbets sanglants, chaloupent au rythme de sonorités mystiques, admonestent les créatures moins pondérées qu’eux. Les vampires peignent un conte noir aux couleurs de fugues et de contretemps. Adam et Eve s’entretiennent de littérature, d’astrophysique, de mécanique analytique, de musique, de botanique... Empruntant les traits de ces présumés suppôts de Satan, Jim Jarmusch s’incline devant le legs de George Gordon Byron, Chet Atkins, Galileo Galilei, Charles Darwin, Edgar Allan Poe, Neil Young, Denise LaSalle et celui de tant d’autres âmes fertiles.



Le mythe vampirique perdure à travers les siècles et les civilisations. L’Homme, rongé par le désir d’embrasser le chaos, est coupable de croire que le temps vient à manquer. Or, le supplice de Tantale n’admet aucun exutoire et l’insatisfaction des êtres ayant éprouvé l’humanité ne s’étiole pas avec les années. Adam et Eve ont étreint cette soif inextinguible. La saveur d’inachevé du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal atténue cette souffrance immémoriale. « Il y a un diamant là-haut de la taille d’une planète. Elle émet la musique d’un gigantesque gong » susurre Eve.

 

Critique "Les Inrockuptibles"


Pour que commence un film de Jim Jarmusch, il faut littéralement une mise
en route. C’est une lettre qui apprend à un ex-don Juan quinquagénaire (Bill Murray dans Broken Flowers) qu’il a un fils, ou encore la commande d’un meurtre passée à un élégant tueur (Isaach de Bankolé dans The Limits of Control) qui l’emmène à traverser l’Espagne en train.

Dès lors, l’input ayant été donné, le personnage prend la route et le récit se déroule, comme une nonchalante déambulation. En cela, Only Lovers Left Alive est le film le plus sédentaire de Jim Jarmusch, à l’image de son personnage principal, Adam (Tom Hiddleston), énigmatique compositeur de rock indus claquemuré dans une tour d’ivoire aux allures de bicoque décatie en plein no man’s land de Detroit.

Cette sédentarisation du héros jarmuschien est un signe. Le monde ne vaut même plus qu’on le traverse. Il n’a plus rien à offrir. Ses meilleurs fruits ont déjà été cueillis il y a longtemps (pêle-mêle le rock pionnier d’Eddie Cochran, les peintures de Basquiat, le théâtre de Marlowe, autant de fétiches révérés, exhibés comme des vestiges d’une civilisation disparue).

C’est en tout cas ce que pense Adam, qui a fait du passéisme une force active, un principe de révolte, mais dont la seule forme de refus est la bunkerisation. Seul dans sa demeure, il compose d’entêtantes boucles mélodiques. Autour de la maison, de jeunes fans se pressent pour apercevoir l’artiste mystérieux qui ne se montre pas, qu’on peut simplement espérer apercevoir parfois la nuit. Oui, seulement la nuit, puisque Adam est un vampire. Mais un vampire ultra-contemporain, qui comme beaucoup d’humains du XXIe siècle a réformé ses pratiques alimentaires, ne chasse pas, n’égorge pas les gens et s’approvisionne dans des labos sanguins. Un vampire vegan et bio en quelque sorte.

La misanthropie d’Adam est probablement en partie celle de Jarmusch, dont l’horreur que lui inspire le monde contemporain était déjà largement le sujet de The Limits of Control (dans lequel il fallait abattre un personnage incarné
par Bill Murray, accusé d’avoir fait des sciences économiques une dictature). Detroit est évidemment la scène parfaite pour représenter l’agonie hideuse du capitalisme. Et le film en tire un parti saisissant le temps de longues traversées nocturnes en voiture, où les personnages ne croisent jamais personne nulle part. Y apparaît une ville industrielle du XXe siècle vidée de son contenu humain et peu à peu rognée par la décomposition, rendue à la vie sauvage, où quelques tribus hipsters font figure de survivants et composent avec la décroissance.

Mais si Jarmusch partage la sévérité de jugement d’Adam, il exerce aussi une ironie bienvenue sur cette humeur grognonne de vieil ermite, pour qui tout est foutu et qui préfère écouter en boucle ses vieux vinyles. Il adjoint surtout à Adam une figure mi-jumelle mi-compagne, prénommée évidemment Eve (Tilda Swinton). Eve, résidant à Tanger, est plus empathique avec ces dégénérés d’humains (qu’Adam appelle les zombies et dont il décrète que Los Angeles est leur capitale) et elle investit un minimum le futur, veut croire qu’un rebond est encore possible, même lorsqu’on a le sentiment d’être parvenu au bout du temps.

C’est peu dire qu’Only Lovers… n’est pas un film de vampires. Jarmusch désactive toutes les conventions du genre : pas de traque, pas de suspense, (quasiment) pas de meurtres. Le vampire ne l’intéresse pas du tout comme prédateur – donc potentiel héros de film d’action – mais comme immortel – donc spectateur de ce temps immobile qu’est l’éternité, héros archétypalement moderne, dans le sens antoniono-wenderso-jarmuschien. Le temps ne passe pas, ne passe plus. Il s’accumule. Il n’y a plus rien à attendre et pourtant rien d’autre à faire qu’attendre.

Cette stase, propre à l’immortalité vampirique, Jarmusch s’y intéresse moins en tant que grand formaliste (ce que pourtant il est) que pour son enjeu existentiel. Ce vampire, alourdi par un poids démesuré de vécu, c’est évidemment l’homme middle age, persuadé que le meilleur à vivre est depuis longtemps derrière.

Le sujet du film, c’est la lassitude d’exister, l’harassement d’être au monde, ce sentiment si pesant que tout le sable est au fond du sablier sans pouvoir trouver en soi la force pour le retourner. N’y a-t-il rien de plus décourageant finalement que de ne cesser de se survivre à soi-même ?

De façon tout à fait inattendue, ce film humoristiquement dépressif se suspend sur une folle remontée du désir. Comme dans Detroit sinistré, où peu à peu la nature reprend ses droits, et où une végétation luxuriante transperce le bitume, une repousse est toujours possible là où le désert semblait l’horizon. Il suffit d’un corps (deux en l’occurrence) pour stimuler une grosse remontée désirante. Il suffit d’une canine pour que la vie s’écoule à nouveau en soi. Il suffisait d’une bonne métaphore (ces vampires-dandys sublimes) pour que Jarmusch livre son film le plus séduisant et intime.

 

Critique "Libération"


Sans doute n’y a-t-il pas meilleure arme contre une époque qui travaille à vous périmer sous l’injonction technique d’incessantes «mises à jour» que d’élaborer une fiction déployant les fastes du sans âge, de l’éternel présent profilé de siècle en siècle comme une somptueuse routine. Adam et Eve sont deux vampires aux allures de rock star blasées. Les hipsters existaient donc déjà au Moyen Age. Lui, intoxiqué par le mal de vivre byronien, s’est claquemuré dans une maison des faubourgs en décomposition de Detroit, travaillant seul des morceaux de musique électrique qu’il ne veut surtout pas éditer mais que des «rockers» fans piratent et diffusent. Elle est une esthète capable de lire à toute vitesse des livres en français, allemand ou japonais, confinée dans un pandémonium oriental à Tanger qu’elle ne quitte que pour traverser la médina et rejoindre son ami et poète Christopher Marlowe au café des Mille et Une Nuit - Marlowe qui, contrairement à ce que prétend Wikipédia, n’a pas disparu le 30 mai 1593. Pour tenir physiquement le coup, sans sauter à la gorge de leurs contemporains qu’ils contemplent de loin et nomment avec une pointe de dédain les «zombies», ces vampires smart ont trouvé des dealers de sang de qualité, ponctionné sur les réserves de transfusion d’hôpitaux alentour. Le breuvage écarlate est siroté dans des verres à porto ou des fiasques de whisky, et provoque sur le champ un orgasme irradiant similaire au flash d’un shoot à l’héroïne.

Le film s’ouvre sur les corps d’Adam et Eve étalés de tout leur long, bras écartés, sur lit et sofa, dans la même posture pâmée, rêveuse, que celle de Johnny Depp dans les dernières séquences de Dead Man, lorsque son personnage, William Blake, se laisse dériver vers la mort dans son bateau-sarcophage indien. «Où que mes yeux se tournent, où que je pose mon regard/ Je vois se profiler ici les noirs décombres de ma vie…» disait le poète Cavafy, prisonnier des sortilèges d’Alexandrie. L’existence parée de la beauté des ruines et du nevermore romantique est le paradoxe de ces vampires qui, en fait, ni ne vieillissent ni ne doivent craindre la finitude. Le temps n’est plus mesuré à l’aune d’un angoissant compte à rebours, il file à l’infini ou se recourbe en série de boucle d’expériences cumulatives et néanmoins privées de tout but. La logique bourgeoise du calcul, de la prédation est remplacée par celle du laisser vivre et de la contemplation.

Jim Jarmusch n’investit les codes du cinéma fantastique que pour mieux restituer la saveur d’une réalité qui toujours s’éloigne. Balade tardive parmi les bateaux de pêche de Tanger, concert dans un bouge de Detroit, profil industriel de la ville américaine avec ses vastes avenues vides, petit théâtre louche des ruelles marocaines jalonnées d’ombres… d’un lieu à l’autre, d’une nuit l’autre, chaque plan magnifie le monde visible, lui restituant toutes ses énigmes, ses silences, comme s’il était observé par les yeux d’une panthère aux aguets. La substance nourricière du sang et la capacité régénératrice des images nourrissent un même désir d’absolu. En cela, le cinéma de Jim Jarmusch rejoint ceux d’Abel Ferrara (on pense évidemment beaucoup au chef-d’œuvre The Addiction, avec ses vampires new-yorkais lecteurs de Schopenhauer) et de David Lynch.

Le récit, réduit à sa plus maigre expression, est subordonné à un vaste travail sur la capacité médiumnique des plans à absorber l’esprit du spectateur, à convoquer au chevet de sa mémoire ou dans le cabinet de curiosités enfoui dans les profondeurs de son psychisme le plus secret des talismans, des cadavres, des mélodies chargées de sens et des lambeaux de phrases qui ne veulent plus rien dire. Si Only Lovers Left Alive trouble à ce point, c’est que, sans effort, du moins apparent, il fait surgir dans la texture imagée et minimaliste de ses plans la singulière emprise de l’inexistant sur l’existence.

Adam et Eve ne sont ni du paradis ni de l’enfer, plutôt égarés comme nous tous dans les limbes, c’est-à-dire possédant la pieuse faculté d’admirer des objets (guitares vintage, vieux grimoires), des instants par nature périssables ou fugitifs et néanmoins suffisamment inconstants ou distraits pour se fourvoyer dans les poses aristocratiques d’esthètes qui se foutent de tout. Jim Jarmusch se joue constamment de ses personnages et de leur fétichisme dandy (la manière hautaine d’enfiler des lunettes de soleil à minuit). Le film parvient à nouer ensemble d’improbables fils, combinant le grandiose baudelairien (l’évocation d’un diamant stellaire émettant le son d’un gong) et la mécanique des rires en boîte d’une sitcom détraquée. Se vivant lui-même comme un survivant et un revenant, Werther no wave devenu sexagénaire goguenard, Jarmusch accorde à la légion happy few des inconsolés d’un présent trop fruste l’exil d’un film absolument merveilleux.

 

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Le sens de l’humour

Le sens de l’humour

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Film de Marilyne Canto (France - 2013 - 1h27) avec Marilyne CANTO, Antoine CHAPPEY, Samson DAJCZMAN...



sens de l'humour affiche uneElise vit seule avec Léo, son fils de dix ans dont le père est mort. Elle entretient une liaison avec Paul. Leur relation est chaotique. Elise le repousse aussi violemment qu’elle se sent attirée par lui, et les deux amants alternent les moments heureux et orageux. Malgré tout, Paul et Léo font connaissance et, les jours passant, s’apprécient de plus en plus...

 


Critique "Les Inrockuptibles"


Depuis des années, l’actrice Marilyne Canto illumine le cinéma français de son charme piquant, de sa beauté discrète, de son regard qui respire l’intelligence, aussi à l’aise dans la comédie que dans des registres plus sombres. Elle a tourné avec des cinéastes marquants (Garrel, Biette, Le Roux, Poirier, Cabrera…) mais il lui a peut-être manqué jusqu’ici un premier rôle dans un bon film un peu populaire pour qu’elle accède à la plus large reconnaissance que son talent mérite.

C’est peut-être pour cela (et sans doute plein d’autres raisons) qu’elle a fini par s’offrir elle-même ce cadeau en réalisant son premier long métrage (après quand même plusieurs courts).

Elle y est Elise, conférencière au Louvre, vivant seule avec son fils de 10 ans depuis la mort accidentelle du père, entretenant une relation accidentée avec Paul, vendeur de disques rock aux Puces. Si Le Sens de l’humour n’est pas strictement autobiographique, les échos du réel y résonnent à justes doses : Canto a elle-même perdu prématurément son premier compagnon, le regretté comédien Benoît Régent, et Paul est joué par Antoine Chappey, monsieur Canto à la ville, auquel on peut adresser les mêmes compliments et commentaires qu’à sa compagne.

Ces deux-là suscitent chez le spectateur un mélange de séduction et d’empathie irrésistible. Dans ce film, ils sont complétés, et même augmentés, par l’excellent Samson Dajczman, qui joue le gosse hanté par le deuil et tiraillé par mille questions avec une justesse admirable dans le nuancier affectif propre à cet âge-là et aux familles reconfigurées.

Avec beaucoup de finesse, de subtilité, un vrai tact dans les non-dits ou ellipses parlantes (mais aussi les dits virulents), Canto tresse deux mailles principales : les interrogations existentielles et affectives d’un gamin privé de père, et les soubresauts d’une relation de couple recomposé, le tout sur fond de deuil. Fils, lycéen, juif orphelin, mère, amante, amant, beau-père potentiel, chacun cherche sa juste place, son nouvel équilibre, son nouvel ordre affectif, dans un paysage sourdement dévasté par le vide de l’être manquant.

En plus de tout ça, de cette façon de montrer qu’un deuil est plus insidieux et silencieux que les pleurs ou crises attendues, Canto filme avec élégance et simplicité les appartements et quartiers parisiens, s’autorisant aussi une traversée express du Louvre qui fait sans doute écho au Bande à part de Godard.

Le Sens de l’humour de Canto, ce n’est pas la transgression haineuse à la mode (sens interdit, impasse), c’est infiniment plus subtil, complexe, constructif et sympathique : la boussole que l’on donne à l’existence et à son être au monde, une façon d’aborder les événements les plus lourds avec une certaine légèreté qui ne serait pas synonyme de désinvolture mais de pudeur, une élégance de l’âme.

Charme, discrétion, intelligence, comédie et drame subtilement mixés… ce film ressemble décidément à son auteur. Et fait de nous, plus que jamais, des aficionados.

 

Critique "Critikat.com"




L’une des premières scènes du film s’ouvre sur Élise (interprété par Marilyne Canto elle-même) hâtant le pas dans les galeries du Louvre où elle travaille. Dans un long travelling, la caméra semble ne rien vouloir perdre de la marche vaillante de la conférencière. Loin d’être anodin, ce parti-pris de mise en scène donne le ton de ce que sera Le Sens de l’humour : un mouvement vers l’avant, parfois irréfléchi, à peine conscientisé, beau contrepied (comme le titre du film) au travail de deuil que cette femme tente de mener depuis la mort inattendue du mari. Cet engagement est également celui d’une réalisatrice qui, malgré la dimension autobiographique du projet qui aurait pu la bloquer dans sa démarche, arrive à bousculer une certaine frange du cinéma français trop souvent tentée par la peinture psychologique et le risque de surplace qui en découle.

Centre névralgique du film, le mari disparu – dont on ne saura finalement pas grand chose – constitue une béance dans le récit. Tout au plus un flash-back figurera avec habilité l’inconcevable immatérialité de la mort (lorsque ne restent qu’un passeport et quelques billets de banque) avec laquelle Élise et Léo, son fils d’une dizaine d’années, doivent composer. Et ce n’est pas un hasard si ce décès, rarement évoqué frontalement, est porté à notre connaissance par l’intermédiaire de l’enfant, l’annonçant sans détour à un camarade de classe plus âgé, grand-frère manquant ou trait d’union indispensable vers un monde des adultes inutilement compliqué. Léo, dans sa quête de filiation, semble rechercher discrètement des substituts, un groupe, une communauté, ce qui l’amène un temps à vouloir revendiquer davantage sa judaïcité alors que la religion n’avait probablement jamais fait l’objet de la moindre pratique dans le cercle familial. Mais la question de cet héritage symbolique laissé par un mari évaporé anime tout autant le quotidien d’Élise, femme blessée et parfois blessante, se dessinant plusieurs lignes de fuites, parfois incohérentes ou contradictoires.

L’entrée en scène de Paul (Antoine Chappey, toujours formidable) dans la vie d’Élise pose la question de l’évidence des sentiments. Pour ce personnage chargé de prendre le relais, brocanteur de métier (lieu du recyclage) par opposition au métier de conférencière de musée (lieu de la conservation), l’enjeu sera justement de permettre à sa nouvelle compagne de s’autoriser cette seconde vie qu’on accorde de manière prosaïque aux vieux livres ou aux fauteuils défoncés. Surtout qu’entre Élise et son fils, la relation est complice et solidaire, sans aucune complication majeure. Il n’est pas surprenant que la réalisatrice fasse référence à Maurice Pialat (et plus précisément au superbe Nous ne vieillirons pas ensemble) : il y a d’abord, au-delà de la tentation d’un certain naturalisme qui pourrait rencontrer quelques limites dans son application, un désir de nourrir les scènes de ce qui existe au-delà du tournage (Canto et Chappey sont en couple à la ville, les deux frères Chappey interprètent également deux frères dans le film), ce qui enrichit chaque scène d’une tendresse qui n’est jamais feinte. Il y a ensuite des motifs esthétiques qui rappelle Pialat le peintre (le bleu du tableau de Monnet, de la chambre de l’enfant, etc.) en créant de troublantes correspondances entre la création et le réel. C’est dans ce fragile interstice que le cœur du Sens de l’humour bat et dévoile toute sa belle vitalité.


 

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Le médecin de famille (VOST)

Le médecin de famille (VOST)

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Film de Lucía Puenzo (Argentine - 2013 - 1h34) avec Alex BRENDEMÜHL, Natalia OREIRO, Diego PERETTI...


 

Film proposé en Version Originale Sous-Titrée

Soirée Focus réalisatrices d'Amérique Latine

Deux films pour 10€ ou un film au tarif normal

medecin de famille affiche unePatagonie, 1960. Un médecin allemand rencontre une famille argentine sur la longue route qui mène à Bariloche où Eva, Enzo et leurs trois enfants s’apprêtent à ouvrir une chambre d’hôtes au bord du lac Nahuel Huapi. Cette famille modèle ranime son obsession pour la pureté et la perfection, en particulier Lilith, une fillette de 12 ans trop petite pour son âge.

Sans connaître sa véritable identité, ils l’acceptent comme leur premier client. Ils sont peu à peu séduits par le charisme de cet homme, l’élégance de ses manières, son savoir et son argent jusqu’à ce qu’ils comprennent qu’ils vivent avec l’un des plus grands criminels de tous les temps.

 

 

Critique "aVoir-aLire.com"


Nous sommes au cœur de l’Argentine, infiltrée par l’émigration nazie. Josef Mengele, criminel, prend l’identité d’un médecin auprès d’une famille qui constituera sa proie. Très vite, le spectateur apprend la vérité sur le personnage. Le scénario est alléchant, troublant. Le médecin de famille est prenant, empli d’un suspense envoûtant. Le tout, retransmis dans une atmosphère particulière à la fois nerveuse et sinistre. En effet, durant tout le film, on est inquiet quant au devenir de cette famille. Hormis, le père qui émet une certaine méfiance envers ce personnage, la mère et Lilith, la fille, semble lui faire une confiance aveugle. Le criminel est fasciné par le retard de croissance de Lilith, au point d’effectuer une étude sur la jeune fille en pratiquant des expériences périlleuses. Pourtant, Lilith semble peu à peu apprivoiser cette figure haineuse, ce monstre obsessionnel. Un comportement presque incompréhensible aux yeux du spectateur tant Alex Brendemühl, dans la peau de Josef Mengele, semble incarner le mal en personne. L’acteur est fascinant par la justesse de son jeu, la figure insupportable qu’il parvient à porter à l’écran.Jusqu’où est capable d’aller Mengele ? Qui est-il vraiment ? Voici les questions qui hantent le spectateur jusqu’à la fin du film. On est embarrassé, angoissé pour Lilith. Une ambiance erratique et ombrageuse plane sur Le médecin de famille. Lucia Puenzo, la réalisatrice, traduit cette inquiétude par de petits indices qu’elle porte à l’écran. On peut par exemple noter cette usine d’assemblement de poupées morbides avec des corps de porcelaine démantelés, des cranes encore chauves et des visages inanimés. Une fois assemblées, ces poupées aryennes incarnent alors la perfection obsessionnelle recherchée par le criminel. La photographie est percutante et morbide à la fois, de par ces images et cette atmosphère sinistre. Une image pourtant souvent adoucie par la beauté du paysage profane de la Patagonie. Si on s’intéresse à l’histoire contemporaine, on découvre que la période que Josef Mengele passe à Bariloche demeure l’une des plus mystérieuses concernant sa cavale en Amérique Latine. On sait néanmoins que le criminel, obsédé par la perfection biologique, y avait fait plusieurs expériences sur des animaux et femmes enceintes. Lucia Puenzo s’est alors inspiré de l’histoire vraie de Josef Mengele en donnant vie à une famille qui aurait pu vivre au côté de l’un des plus célèbres criminels.



 

Critique "L'Humanité"


Patagonie, années 1960. Dans ces vastes étendues aux populations rares vit la famille de Lilith (Florencia Bado), gamine un peu frêle d’une douzaine d’années. Elle a deux petits frères, un couple de parents attentionnés, Enzo et Eva (Diego Peretti et Natalia Oreiro). Ils terminent leurs préparatifs en vue d’un long trajet qui les mènera à Bariloche, où ils s’apprêtent à reprendre l’auberge qu’y tenaient les parents d’Eva. Un homme singulier approche Lilith au moment de ce départ. Singularité qui s’exprime par l’élégante austérité de sa mise en ces lieux perdus, une courtoisie tellement implacable qu’elle lui confère des manières d’automate mu par des tringles de métal, à l’instar des inflexions de sa voix étrangère. Le regard, surtout, inquiète, qui scrute et transperce Lilith d’une évaluation dont le détachement dément les accents doucereux du ton avec lequel il interroge la fillette sur son âge et ses habitudes.L’homme (Alex Brendemühl, remarquable) est un médecin d’origine allemande. Il doit lui aussi se rendre à Bariloche exercer son métier et formera convoi avec la famille pour traverser les zones quasi désertiques qui les conduiront ensemble près du lac Nahuel Huapi, aux paysages qui pourraient se confondre avec ceux de la Bavière. La réalisatrice Lucia Puenzo, au cours de cette partie introductive en forme de road-movie, a su instiller un profond malaise, en même temps qu’elle a balisé sa trajectoire de divers repères. Sur les photos d’enfance d’Eva, d’origine allemande elle aussi, la croix gammée flottait en noir et blanc sur l’auberge de ses parents. Dans l’école allemande de Bariloche, où Lilith sera à son tour scolarisée, le docteur semble, pour certains, une haute figure. Lui s’est agrégé à la famille malgré l’antipathie qu’Enzo, le père, est seul à lui porter. 
Lilith, fillette confiante, souffre d’un retard de croissance. Le docteur propose un traitement d’injections plutôt brutales mais aux résultats, selon lui, certains. Eva l’acceptera, en mère affectueuse. Enceinte de jumeaux, elle devient elle-même objet de l’intérêt obsessionnel du médecin, de son obstination de plus en plus affichée à « parfaire et purifier la race ». Sous l’œil avisé de Lucia Puenzo, la tension prendra de l’ampleur au travers de sa scrupuleuse attention à l’intimité de la famille, au microcosme qui l’environne, aux liens entretenus avec le médecin, dont l’identité probable sera progressivement dévoilée. Quelques nazis locaux lui accordent une protection farouche. La photographe scolaire, qui chasse clandestinement ceux qui sont parvenus à s’échapper d’Allemagne, recompose les images. Du séjour, réel, qu’accomplit Josef Mengele en Argentine, on sait peu de chose. Lucia Puenzo en délivre une vérité fictionnelle qui transpose l’horreur de ses crimes en planches anatomiques frénétiquement annotées. Une séquence montre les poupées qu’Enzo fabriquait en artisan sortant défigurées de chaînes industrielles. « Promotion » que lui avait sournoisement fait miroiter Mengele pour l’attirer dans ses rets. De cette relation de l’Argentine au nazisme, Lucia Puenzo ouvre les champs et ne ferme pas la parenthèse.


 

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Les drôles de poissons-chats (Avant-Première – VOST)

Les drôles de poissons-chats (Avant-Première – VOST)

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Film de Claudia Sainte-luce (Mexique - 2013 - 1h30) avec Ximena AYALA, Lisa OWEN, Sonia FRANCO, Wendy GUILEN...


 

Film proposé en Version Originale Sous-Titrée

Soirée Focus réalisatrices d'Amérique Latine

Deux films pour 10€ ou un film au tarif normal

droles de poissons affiche uneClaudia a 22 ans et vit seule dans une grande ville du Mexique. Une nuit, elle atterrit aux urgences pour une crise d’appendicite. Elle y rencontre Martha, qui occupe le lit voisin. Martha a 46 ans, quatre enfants et une inépuisable joie de vivre malgré sa maladie. Touchée par cette jeune femme solitaire, Martha invite Claudia à habiter chez elle à sa sortie de l’hôpital. Claudia est d’abord désorientée par l’organisation parfois chaotique de la maisonnée, mais trouve progressivement sa place dans la tribu. Et tandis que la santé de Martha s’affaiblit, le lien de Claudia avec chaque membre de la famille se renforce jour après jour.

 

 

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Dancing in Jaffa (VOST) – Avant-Première

Dancing in Jaffa (VOST) – Avant-Première

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Film de Hilla Medalia (Israël - 2013 - 1h24) avec Pierre Dulaine, Yvonne Marceau, Noor Gabai, Alaa Bubali, Lois Dana, Mlle Rachel Gueta...


 

Dancing_In_Jaffa affiche uneAprès avoir vécu à l’étranger de nombreuses années, Pierre Dulaine, danseur professionnel maintes fois récompensé, retourne à Jaffa, en Israël, où il est né en 1944. Nostalgique des rues de son enfance, mais conscient de la tension qui règne entre les différentes communautés vivant à Jaffa, Pierre veut réaliser le rêve de toute une vie : faire danser ensemble les enfants palestiniens et israéliens, mettant ainsi à l’épreuve les croyances des familles et des enfants.

 

 

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Jack et la mécanique du cœur

Jack et la mécanique du cœur

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Film d'animation de Mathias Malzieu et Stephane Berla (France - 2013 - 1h34)


 

Jack et la mecanique affiche uneÉdimbourg 1874. Jack naît le jour le plus froid du monde et son cœur en reste gelé. Le Docteur Madeleine le sauve en remplaçant son cœur défectueux par une horloge mécanique. Il survivra avec ce bricolage magique à condition de respecter 3 lois: premièrement ne pas toucher à ses aiguilles, deuxièmement maîtriser sa colère et surtout ne jamais Ô grand jamais, tomber amoureux. Sa rencontre avec Miss Acacia, une petite chanteuse de rue, va précipiter la cadence de ses aiguilles. Prêt à tout pour la retrouver, Jack se lance tel un Don Quichotte dans une quête amoureuse qui le mènera des lochs écossais, à Paris jusqu'aux portes de l'Andalousie.

 



 

Critique "Télérama"


La mère de Jack l'abandonne, et il fait si froid à Edimbourg en cet hiver 1874 que le coeur du gamin gèle. Pour le maintenir en vie, une femme médecin, le Dr Madeleine (c'était le pseudonyme de Jean Valjean, dans Les Misérables), lui greffe une horloge mécanique : elle bat comme elle peut. Pour continuer à vivre, Jack n'a pas trois voeux à exaucer, mais trois règles à suivre, impératives, sous peine de mort : ne pas toucher aux aiguilles, éviter toute colère et, surtout, ne jamais tomber amoureux. Impossible, bien sûr, dès lors qu'il rencontre miss Acacia, la toute menue chanteuse myope que courtise le sombre et détestable Joe...

C'est un film étonnant. Né de l'imagination du chanteur Mathias Malzieu (Dionysos) dans un disque de chansons, d'abord, puis dans un album illustré par sa complice, Nicoletta Ceccoli. Avec l'aide d'un troisième larron à la réalisation, ils ont inventé ces personnages aux grosses têtes et aux yeux emplis de tristesse. On sent, très visible, l'admiration des auteurs pour Tim Burton mais, après tout, autant s'inspirer des meilleurs. On sent aussi leur goût pour les romantiques anglais à la Mary Shelley — même si ce n'est pas la créature de Frankenstein que l'on croise, mais Jack l'Eventreur, le temps d'une chanson ­interprétée par Alain Bashung.

L'hommage le plus fervent, le plus touchant, néanmoins, est celui qu'ils rendent à un art nouveau que nul, à l'orée du XXe siècle, ne prend encore trop au sérieux : le cinéma. Car, dans sa quête pour retrouver la femme de sa vie, Jack rencontre Méliès, comme lui victime des intermittences du coeur, mais toujours amoureux des femmes, au point de s'éprendre, dans un parc d'attractions andalou où il projette ses petits films, d'une fille à deux têtes, chacune aussi ensorcelante que l'autre...

Dans ce film qui célèbre avec ferveur et extravagance la magie du rêve règne une sourde mélancolie. Car tous les personnages restent à jamais des inguérissables, des éclopés, des rejetés : Jack et son palpitant artificiel, miss Acacia, dont le corps se couvre d'épines à la moindre frayeur, ou encore Arthur, le poète alcoolique qui squatte la maison isolée du bon Dr Madeleine. Ils ont tous ce charme fragile, désuet des survivants malgré eux se déplaçant tant bien que mal dans un monde hors du temps. D'où ce dénouement romanesque qui tranche avec la joie forcée, souvent artificielle, des films d'animation habituels. L'émotion qu'il suscite rappelle les larmes délectables que l'on versait en voyant, sur un écran, s'éteindre doucement dans la neige la petite marchande d'allumettes filmée par Jean Renoir




 



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Le Secret de la pierre de lune

Le Secret de la pierre de lune

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Film d'animation de Heiki Ernits et Janno Põldma (Estonie - 2011 - 1h15)


 

Secret pierre de lune affiche uneUne nuit, deux mystérieux étrangers s'introduisent à Gadgetville, le village des inventeurs, pour fouiller la maison du vieil explorateur.
Lotte les surprend alors qu'ils s'enfuient en laissant tomber la pierre jaune qu'ils viennent de dérober. Son oncle lui raconte alors que, lors de son dernier voyage dans la montagne avec deux amis, ils avaient trouvé dans une grotte trois pierres mystérieuses, qu'ils s'étaient ensuite partagées.
Lotte devine que ce ne sont pas des cailloux ordinaires mais des pierres dotées de pouvoirs magiques et elle décide de les rassembler toutes trois pour résoudre le mystère. Ils partent alors sur les routes : ils iront au pays des rêves, traverseront un labyrinthe de pluie, sui- vis de près par les deux étrangers qui s'avèrent être des lapins venus de la Lune, bien décidés à retrouver eux aussi les fameuses pierres.

 

 

Critique "TeleCinéObs"


Huit ans après "Lotte, du village des inventeurs", la petite héroïne estonienne reprend du service. Hésitant toujours à suivre les traces de son père inventeur ou celles de son oncle explorateur, elle concilie ses deux vocations en se lançant avec le second sur les traces de mystérieuses pierres dotées de pouvoirs magiques. De Gadgetville, où elle habite, au pays des rêves en passant par le labyrinthe de pluie et la banquise, Lotte apprend le courage et la débrouillardise, se lie d’amitié avec un lapin venu de la lune, pêche des pancakes sucrés et visite le musée de la toile d’araignée. Bourré d’humour et de poésie, pédago mais pas trop, un film d’animation au trait délicat, pour les petits.




 



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