Le détail des films

Cinéma de Fronton » Home

Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?

Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?

By:
Categories: Cette semaine

Film de Philippe De Chauveron (France - 2013 - 1h37) avec Christian Clavier, Chantal Lauby, Ary Abittan, Frédérique Bel, Medi Sadoun, Frédéric Chau, Noom Diawara, Julia Piaton, Emilie Caen, Elodie Fontan....





qu'est qu'on a fait affiche uneClaude et Marie Verneuil, issus de la grande bourgeoisie provinciale, sont des parents traditionnels. Mais charité chrétienne avant tout, ils se sont toujours obligés à faire preuve d'ouverture d'esprit.

Quand leurs filles chéries ont pris l'une après l'autre pour époux des hommes d'origines et de confessions diverses, les pilules furent bien difficiles à avaler. Mais pour rien au monde ils ne s'avoueraient racistes... d'ailleurs ils ne le sont pas, c'est contre leurs valeurs !

Leurs espoirs de voir enfin l'une d'elles se marier à l'église se cristallisent donc sur la cadette, qui, alléluia, vient de rencontrer un bon catholique.

Catholique, certes, mais d'origine ivoirienne...






 


 

Critique "Le Parisien"


Et si c'était par l'humour que se résolvaient les problèmes ? Dans une société où les questions de mixité raciale n'ont jamais été aussi à fleur de peau, la nouvelle comédie de Philippe de Chauveron (« l'Elève Ducobu ») est une irrésistible entreprise de dynamitage des clichés tenaces qui en forment le cortège. Très efficacement écrite par le réalisateur et le scénariste Guy Laurent, « Mais qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ? » raconte comment de grands bourgeois provinciaux très vieille France, Claude et Marie Verneuil (Christian Clavier et Chantal Lauby), parents de quatre filles, sont jusqu'ici tombés de Charybde en Scylla en matière de gendre à leurs yeux idéal.

Dans la chic et proprette mairie de Chinon, Isabelle (Frédérique Bel) a épousé Rachid Benassem (Medi Sadoun), qui est musulman, Odile (Julia Piaton) s'est donnée à David Benichou (Ary Abittan), qui est juif ; quant à Ségolène (Emilie Caen), elle a convolé avec Chao Ling (Frédéric Chau), qui est chinois. Autant dire que la quatrième, Laure (Elodie Fontan), est dans ses petits souliers blancs. Certes, son amoureux (Noom Diawara) s'appelle Charles, de quoi satisfaire Claude Verneuil resté fervent gaulliste ; certes, il est d'une famille catholique et pratiquante, mais il y a un hic. Car Charles se nomme aussi Koffi et il est de Côte d'Ivoire... La jeune femme s'est bien gardée d'apporter cette précision à ses parents, lesquels se consolaient de ce signe du ciel.

Il y a tout lieu de croire que ce film est appelé à prendre de belles couleurs dès sa sortie sur les écrans, aujourd'hui. En témoigne la salve d'éclats de rire décrochée jeudi dernier par un public jeune et... mixte, lors de l'avant-première au Grand Rex, à Paris. Une scène dans laquelle David, Rachid et Chao entonnent la main sur le coeur, devant leur beau-père éberlué, une sonore « Marseillaise » -- et pas seulement le premier couplet -- a déclenché hilarité et applaudissements. Il s'en est fallu de peu que la salle se lève elle aussi. « On peut rire de tout avec tous », s'exclamait Ary Abittan, tandis que Christian Clavier a vanté un film remarquablement écrit. Et dialogué, aurait-il pu ajouter, tant les répliques, pépites d'humour, sont appelées à faire florès.

Il faut y ajouter une interprétation sans faille qui révèle au passage le jeune Noom Diawara dans la peau (noire) de Charles Koffi ; sans oublier son père, le comédien Pascal N'Zonzi, alias André Koffi, véritable interface au personnage de Christian Clavier. André aussi est opposé à ce mariage. Lui aussi a des idées arrêtées sur les Blancs. La confrontation des deux fournit quelques scènes qui pourraient bien être d'anthologie. Il faut dire tout le bien qu'on pense de ce film parce qu'il est tout simplement bourré d'humanité, d'intelligence et d'une revigorante générosité.

 

[go_pricing id="bondieu"]

 

 
Une rencontre

Une rencontre

By:
Categories: Cette semaine

Film de Lisa Azuelos (France - 2013 - 1h21) avec Sophie Marceau et François Cluzet....





une rencontre affiche uneElsa (Sophie Marceau) écrivain, et Pierre (François Cluzet), avocat, se croisent lors de la soirée de clôture d’un salon du livre : un regard, un briquet qui change de mains, des rires un peu trop nerveux, le frémissement d’une histoire possible…
Une rencontre ?
Sauf que la vie de Pierre, c’est d’abord sa famille : ses enfants et Anne (Lisa Azuelos), sa femme depuis quinze ans, celle qui l’aimera toujours, et qu’il aimera toujours, en dépit de la routine et du temps qui passe, il le sait.
Elsa, de son côté, se reconstruit peu à peu suite à un divorce compliqué, se partageant entre l’écriture, ses ados qui grandissent trop vite, ses amies et une histoire légère comme l’air avec Hugo (Niels Schneider), son jeune amant. Pour elle, l’homme marié est un tabou et même pire : une erreur.
Pourtant… Dès le premier regard, la rencontre de Pierre et Elsa s’inscrit dans une temporalité différente, comme si présent et futur possible se dédoublaient, s’entrechoquaient... jusqu’à créer une réalité où tout serait possible.






 

Critique "aVoir-aLire.com"


A 48 ans, Lisa Azuelos ne délaisse pas son microcosme bourgeois parisien, elle l’assume avec force et conviction, il est son cinéma. La réalisatrice chanceuse de LOL et moins heureuse de LOL USA, revient en force sur son terrain pour prendre la température du couple après les 45 ans. Il y a la divorcée affranchie (Sophie Marceau) et ceux qui sont toujours mariés (François Cluzet et la réalisatrice qui joue son épouse à l’écran), qui s’aiment toujours, par habitude, mais la flamme n’est évidemment plus là... Doit-on remettre en question le confort relatif du quotidien le jour où la passion ardente, qui vous brûle de toute son intensité, se pointe comme à un dernier rendez-vous avec la force adolescente, irrationnelle et désirable ?

Retour à l’état d’adolescence pour Cluzet et Marceau qui se rencontrent un beau soir mondain de coup de foudre, mais ils demeurent riches de leur expérience, conscients que le mariage heureux avec enfant ne doit pas pâtir de cette tentation impromptue qui pourrait tout bouleverser avec la force d’un ouragan... Ils vont alors lutter contre leur attirance réciproque, refuser les nuits câlines à découvrir l’autre, à trouver les menus défauts de son partenaire mignons quand ils deviennent insupportables avec le temps.
Azuelos épouse les rouages de la romcom qui brille, celle à l’Américaine où tout est bonheur trognon ou gros chagrin, mais avec classe et quelques bonnes idées de montage et de narration qui permettent au script de sortir du lot.

Intensément visuelle, voire sensorielle, cette passion où l’on se croise à répétition dans un Paris et un Londres de gens heureux, fait l’objet d’une réalisation pointue de la part de Lisa Azuelos qui, forte de sa maturité de femme et d’artiste, apporte toute sa conviction personnelle pour décupler l’intensité du fantasme qui gonfle de façon érectile.
Jouant avec la réalité et conduisant ses personnages à des choix universels qui dépassent le postulat romantique, Une rencontre s’étoffe d’un bien bel apparat pour susciter l’émotion féminine (premier public du film, on ne se trompera pas) et une réflexion pertinente sur les saisons de l’amour. Sophie Marceau y est resplendissante. François Cluzet fait le job, le charisme inhérent à ce type de sucrerie en moins.
Dans tous les cas, le meilleur film, et de loin, de la réalisatrice.

[go_pricing id="rencontre"]

 

 
Noé

Noé

By:
Categories: Cette semaine

Film de Darren Aronofsky (Etats-Unis - 2014 - 2h18) avec Russell Crowe, Jennifer Connelly, Emma Watson, Anthony Hopkins, Logan Lerman, Douglas Booth....





Noe-affiche uneNoé, un homme promis à un destin exceptionnel alors qu’un déluge apocalyptique va détruire le monde.
La fin du monde… n’est que le commencement.



« Le public peut s’attendre à retrouver tous les épisodes mémorables de l’histoire de Noé – l’Arche, les animaux, les Nephilim, le premier arc-en-ciel, la colombe. Mais j’espère surtout qu’il sera captivé par des images inédites et inattendues. Et loin de répéter ce qu’on a déjà pu voir au cinéma, nous avons pris soin d’étudier scrupuleusement le texte de la Genèse, et d’imaginer ensuite un univers visuel où ces miracles pouvaient se produire ».

Darren Aronofsky







 


Critique "Le Parisien"


Darren Aronofsky n'a pas peur de renverser les montagnes. Après le catch dans « The Wrestler » avec Mickey Rourke et la férocité de la danse classique dans « Black Swan », qui a offert un Oscar à Natalie Portman, le réalisateur américain s'attaque à... la Bible. A grand renfort d'effets spéciaux, le cinéaste de 45 ans nous plonge dans le Déluge de l'Ancien Testament et le sauvetage des hommes et bêtes par Noé (« Noah » dans la version originale). C'est à l'Australien Russell Crowe, inoubliable Maximus dans « Gladiator » en 1999 qu'il a confié le rôle. Un héros sombre, torturé par les demandes d'un Dieu qu'il a du mal à comprendre, bien loin de l'image d'Epinal du sage vieillard qui aligne les couples d'animaux à l'entrée de son arche. La belle Jennifer Connelly incarne Naameh, la femme de Noé, tandis qu'Emma Watson, l'ex-Hermione de la saga « Harry Potter », campe sa belle-fille, Ila. Quant à Anthony Hopkins, 76 ans, il est Mathusalem.

Le réalisateur tenait depuis très longtemps à filmer Noé. « Quand j'ai terminé Pi en 1998, j'ai commencé à y réfléchir. J'étais assez inconscient. Parfois, la naïveté peut s'avérer votre meilleur atout, dit Aronofsky. Il y a six ans, j'ai écrit avec Ari Handel le scénario pour un studio. Mais ce dernier a changé de direction. Le projet s'est retrouvé au point mort. Le temps pour nous de publier une BD adaptée de notre script. Et c'est pendant la post-production de Black Swan qu'Arnon Milchan, le producteur de Pretty Woman, m'a appelé en me disant : Faisons un truc dingue ensemble ! Il a lu le scénario. Et la Paramount nous a suivis. »

Pour Aronofsky, « Noé » est « l'une des plus belles histoires de l'humanité, au carrefour des trois grandes religions monothéistes (le judaïsme, l'islam et le christianisme) et la plupart ont leur propre histoire du Déluge. Et grâce aux nouvelles technologies, on peut réaliser ce genre de film en prises de vues réelles ».

Si le choix paraît insolite pour un film biblique, il a planté ses caméras en Islande pour capturer des paysages noirs et arides, rendus infertiles par les péchés des hommes. « Il y a là-bas quelque chose de primitif et on peut même y voir de la vapeur d'eau s'échapper de la terre », raconte le réalisateur qui a sillonné l'Islande en voiture. Mais le grand défi pour Aronofsky, c'était d'engager Russell Crowe. « Il nous fallait une star charismatique dans la plus pure tradition des épopées bibliques. On ne doute pas un instant de son aptitude et de sa force. Mais dans son regard, on peut lire une compassion bien réelle. » Et pour convaincre Crowe, Aronofsky lui avait promis qu'il ne serait jamais filmé avec deux girafes derrière lui...

[go_pricing id="noe"]

 

 
Rio 2 (2D et 3D)

Rio 2 (2D et 3D)

By:
Categories: Cette semaine

Film d'animation de Carlos Saldanha (Etats-Unis - 2014 - 1h41)


 

Rio 2 affiche  prov uneBlu a pris son envol et se sent désormais chez lui à Rio de Janeiro, aux côtés de Perla et de leurs trois enfants. Mais la vie de perroquet ne s’apprend pas en ville et Perla insiste pour que la famille s’installe dans la forêt amazonienne. Alors que Blu essaie de s’habituer à ses nouveaux voisins, il s’inquiète de voir Perla et ses enfants beaucoup plus réceptifs à l’appel de la jungle.

 


 

Critique "aVoir-aLire.com"


Trois années après le beau succès du premier opus en 2011, voici la suite des aventures des aras bleus au Brésil. Carlos Saldanha s’occupe à nouveau de la mise en scène pour exposer au monde entier les beautés de son pays façon carte postale. Peu importe les clichés pourvu qu’on ait l’ivresse. Tel est le parti pris du cinéaste qui offre aux spectateurs des séquences de vol magnifiques dans les somptueux décors de Rio de Janeiro et la forêt Amazonienne. Cette beauté plastique est exacerbée par la 3D.
Si le scénario n’est pas original et s’avère prévisible dans les grandes lignes, la principale satisfaction vient du rythme trépidant de l’ensemble. Les péripéties du tandem humain entrecoupent celles de la famille de perroquets. Entre deux chansons aux chorégraphies virevoltantes, les blagues pour petits et grands fusent dans tous les sens.

La réussite du long métrage provient de l’humour reposant sur l’humanisation extrême des comportements de ces perroquets et autres animaux de la jungle. Le film embrasse les stéréotypes pour mieux les tourner en dérision. Au point que si certaines scènes avaient été enregistrées avec de vrais humains, elles auraient sans aucun doute conservées toute leur efficacité comique.
L’évolution de l’histoire se concentre sur le rôle des parents, de la relation avec leurs enfants mais aussi la relation de couple. Cela amène une bonne dose d’humour réservé aux adultes en complément des blagues potaches à destination des plus jeunes. On pense aux scènes parodiant un jeu de télé-crochet, simplement hilarantes. De plus, un grand nombre de séquences font référence aux classiques littéraires ou cinématographiques à destination d’un public mûr et apportent ainsi un second niveau de lecture bienvenu. Au final, les parents sont susceptibles de rigoler au moins autant que leurs bambins.

Cette trame écologique où des héros bleus veulent sauver leur forêt face aux bulldozers rappelle fortement un certain Avatar. Un parallèle sous forme de clin d’œil certainement voulu par le réalisateur.
Même si on râle face à une approche manichéenne sans une once de profondeur et un récit tout aussi banal que sa morale, on se réjouit de tout le reste.
En effet, cette suite surprend par son rythme soutenu où se succèdent les multiples séquences comiques dans un tourbillon coloré et festif qui donne la pêche.
Rio 2 surpasse le premier volet les plumes dans le bec. Il remplit à merveille ses deux principaux objectifs : amuser et divertir petits et grands.

[go_pricing id="rio2"]

 

 
My Sweet Pepper Land (VOST)

My Sweet Pepper Land (VOST)

By:
Categories: Cette semaine

Un film de Hiner Saleem avec Golshifteh Farahani (Kurdistan - 2013 - 1h40)


 

- Film proposé en Version Originale Sous-Titrée


my sweet pepper land affiche uneAu carrefour de l’Iran, l’Irak et la Turquie, dans un village perdu, lieu de tous les trafics, Baran, officier de police fraîchement débarqué, va tenter de faire respecter la loi. Cet ancien combattant de l’indépen- dance kurde doit désormais lutter contre Aziz Aga, caïd local. Il fait la rencontre de Govend, l’institutrice du village, jeune femme aussi belle qu’insoumise.

 

 

 

 

 

 







 

Critique "aVoir-aLire.com"


Le film commence par une scène burlesque : la pendaison ratée d’un criminel, qui devra s’étouffer au bout d’une corde deux fois avant de mourir. Le ton est donné : il s’agit de parler de faits graves mais sur un ton léger et avec un humour déroutant. Alors que les deux personnages principaux se rencontrent dans un village, où ils fuient pour éviter leurs familles respectives qui veulent les marier (ou leur mettre la corde au cou ?), deux mondes s’opposent au cœur des montagnes kurdes. Dans un hommage revendiqué au western, le passé et le présent, ainsi que des mœurs qui changent forcément avec l’ouverture du Kurdistan sur le monde, se heurtent à travers une série de personnages rocambolesques pour certains, tendres pour d’autres.

Govend et Baran représentent sans conteste cette vision moderne du pays : ils veulent avoir le droit de choisir leurs vies, leurs conjoints et leurs métiers, sans que leurs familles et surtout les mâles dominants n’interviennent. Govend cherche une liberté dont veulent la priver son père et surtout ses très nombreux frères, désespérés à l’idée que leur sœur ne soit toujours pas mariée à l’âge de vingt-huit ans. Elle entretient une relation amicale avec Baran, le seul homme avec lequel elle se sente en sécurité, puisqu’il n’existe aucun rapport de domination entre eux. La vision du monde qu’a le jeune homme, qui a des idées bien éloignées de ses compatriotes sur l’égalité homme-femme, lui permet de gagner la confiance de Govend, qui ne peut que constater les différences entre les autres hommes qu’elle côtoie et lui. Cherchant à rester maîtresse dans son école pour elle, et chef dans son commissariat pour lui, ils revendiquent une indépendance que leurs entourages leur refusent.

Face à eux, une série de personnages montre que les traditions demeurent, ainsi que l’idée qu’une femme doit obéir à son mari, ou se caser rapidement si elle ne veut pas déshonorer sa famille ; la question de l’honneur et de sa conception par les uns et les autres étant une idée très présente dans le film. Alors qu’un petit groupe de malfrats fait régner la terreur dans la petite communauté, où Baran reste l’étranger, ces hommes violents et influents n’acceptent pas qu’une femme puisse ne serait-ce que travailler sans l’autorisation d’un mâle, ou rester seule dans une pièce avec un homme s’il n’est pas son mari. Entre les femmes qui font la guerre pour leur indépendance en prenant le maquis et ce nouveau policier qui arrive de la ville et ne respecte pas la mafia locale en cherchant à démanteler un trafic de médicaments (véritable fléau au Kurdistan, où des gélules ne contiennent en fait que de la farine), ils symbolisent cette part écrasante de la population kurde qui refuse de voir évoluer la société et les relations entre ses membres.

Baran ne peut compter que sur l’aide de son adjoint, un personnage pittoresque qui semble sans cesse se demander si son patron n’est pas complètement fou (qui serait assez inconscient pour défier le parrain local ?) ! Leur relation, basée sur la confiance et le respect mutuel, montre la difficulté de choisir un camp entre le passé et le respect dû aux anciens, et le présent qui cherche à s’adapter au monde afin d’offrir un futur florissant au Kurdistan. Comment prendre parti alors que la peur règne et que des années de crispation et de contrôle sur la vie des femmes empêchent le bonheur mutuel ?

C’est toujours avec humour que le réalisateur montre ses idées et son désir de faire de son pays un état moderne. Alors que des scènes rocambolesques serpentent le film, au fur et à mesure que la relation entre Govend et Baran évolue - au grand dam du reste du village - la musique est l’élément clé qui achève de montrer le décalage immense de perception entre ceux qui restent sur leurs acquis et ceux qui voient tout l’intérêt de s’ouvrir aux autres. Face à la musique traditionnelle qui accompagne les passages du film où les habitants du village s’opposent à toutes formes de modernité et de liberté, surtout de la part de Govend, la jeune femme écoute des chants français et joue d’un instrument suisse.
Baran est, lui, fan d’Elvis Presley, offrant une scène incroyable lorsqu’il est sur le chemin des plaines : quelle surprise d’entendre ce chant américain au cœur des montagnes kurdes, où tout semble figé ! Tourné justement en décors naturels, le film oppose la beauté du paysage avec les difficultés qu’il dissimule. Comme il est dommage, semble dire Hiner Saleem, de tant se battre et de s’opposer les uns aux autres dans un décor aussi sublime…

Le choix des acteurs est primordial et offre un réalisme surprenant, afin de mieux réfléchir à la situation politique du Kurdistan, à travers l’histoire de Govend et Baran. Le réalisateur retrouve l’actrice Golshifteh Farahani, qu’il avait fait jouer dans son précédent film Si tu meurs je te tue. Envoûtante de beauté, offrant une tendresse et une force surprenantes à son personnage de femme qui se bat pour contrôler sa vie, elle distille des scènes envoûtantes, notamment lorsqu’elle joue du hang au cœur des montagnes. L’émotion qui se dégage de chaque scène qui la réunit à Korkmaz Arslan nous fait aimer ces personnages et leur souhaiter de pouvoir décider de leur destin, qu’il soit commun ou pas. Face à eux évoluent des acteurs non professionnels, qui semblent interpréter leurs propres rôles tant ils sont convaincants et impliqués.

Film majeur sur la quête d’indépendance et l’estime de soi, My sweet pepper land donne envie de découvrir le Kurdistan et d’étudier sa population, afin de savoir si l’humour présent jusque dans les scènes les plus dramatiques se retrouvent vraiment dans la vie courante. Entre rires et larmes, le réalisateur kurde Hiner Saleem offre surtout un pur moment de grâce.

[go_pricing id="mysweet"]

 

 
Le Souffle des Dieux (VOST)

Le Souffle des Dieux (VOST)

By:
Categories: Cette semaine

Documentaire de Jan Schmidt-garre (Allemagne - 2013 - 1h45)


 

- Film proposé en Version Originale Sous-Titrée





YOGA_AFFICHE_DDP.inddLe yoga moderne, celui qui est pratiqué quotidiennement par des dizaines de millions de personnes à travers le monde, descend directement du dieu Shiva selon la tradition indienne. Historiquement cependant, une des formes modernes du yoga remonterai au début du vingtième siècle sous l'inspiration d'un érudit indien T. Krishnamacharya (1890-1989).

C'est cette histoire beaucoup moins connue que raconte ce film. Nous découvrons ici la vie et les enseignements de Krishnamacharya à travers les yeux du réalisateur Jan Schmidt-garre, parti en quête des origines du courant de yoga le plus pratiqué au monde. Son voyage le mène des célèbres étudiants et parents de Krishnamacharya à la source du yoga moderne, le palais du Maharaja de Mysore. Il y découvre les différents styles et méthodes d'enseignement des maîtres yogis.

Ce documentaire et composé tout à la fois d'images d'archives très rares et de magnifiques reconstitutions.

 

 

Critique "aVoir-aLire.com"


Spécialiste de musique classique à laquelle il a déjà consacré plusieurs documentaires, le réalisateur allemand Jan Schmidt-Garre s’éloigne pour la première fois de son domaine de prédilection pour s’intéresser de près aux origines du yoga moderne, discipline qu’il pratique lui-même assidument depuis des années. L’occasion pour lui de partir en Inde à la recherche des grands maîtres de cet art qui concilie maîtrise du souffle, coordination parfaite des mouvements du corps et contrôle absolu de la pensée. Le spectateur est donc convié à suivre le voyage géographique et intérieur du réalisateur en quête d’explications sur la naissance de cette activité pratiquée aujourd’hui par plusieurs dizaines de millions de personnes dans le monde.

Si le documentaire est souvent maladroit sur le plan formel – le cinéaste ne fait visiblement aucun effort pour rendre son périple esthétiquement valable, sans doute pour échapper à l’exotisme et à l’effet carte postale – il parvient à nous éclairer de manière intéressante sur le passé trouble d’une discipline pas si ancienne. Effectivement, le yoga tel que pratiqué de nos jours, est né sous l’impulsion d’un seul homme nommé T. Krishnamacharya (1890-1989). Celui-ci s’est inspiré de textes anciens pour la plupart philosophiques pour les transcrire de manière physique. L’homme au service du Maharaja de Mysore tente donc de concilier une dimension spirituelle, religieuse et physique. Finalement, cette discipline, réservée aux castes supérieures, a connu un véritable engouement, notamment en Occident où la dimension religieuse a été largement édulcorée, voire éliminée, au profit d’une alliance parfaite entre le corps et l’esprit. Il est d’ailleurs significatif de constater que les cours de yoga, même en Inde, sont essentiellement suivis par des occidentaux et non pas des indiens.

Le réalisateur Jan Schmidt-Garre a le mérite d’interroger les membres de la famille du fondateur, ainsi que ses disciples qui dressent le portrait d’un homme austère et sévère ayant dévoué l’intégralité de son existence à la reconnaissance de son art. Il nous propose également des documents très rares datant des années 20-30 qui viennent soutenir sa démonstration historique. On peut par contre lui reprocher de ne pas avoir assez insisté sur l’histoire originelle du yoga et sur sa dimension spirituelle. En lieu et place, il nous propose des séances de posture qui ne parleront guère qu’aux initiés. Tous ceux qui pratiquent cette discipline seront donc ravis de découvrir un documentaire qui lui est consacrée, sans prosélytisme ni volonté de convertir les néophytes. Pas sûr d’ailleurs que ces derniers soient vraiment conviés à la fête.

 

[go_pricing id="souffle"]

 

 
Apprenti Gigolo (VOST)

Apprenti Gigolo (VOST)

By:
Categories: Cette semaine

Film de John Turturro (Etats-Unis - 2013 - 1h38) avec John Turturro, Woody Allen, Sharon Stone et Sofia Vergara....


 

- Film proposé en Version Originale Sous-Titrée





apprenti gigolo 120x160 new.inddMurray (Woody Allen) est un libraire en faillite complètement désespéré. Lors d’un rendez-vous chez le médecin, il rencontre un couple de femmes mûres, qui tenteraient bien l’aventure à trois.

Murray pense tout de suite à son employé, Fioravante (John Turturro), à qui il demande de jouer les gigolos auprès des charmantes Dr. Parker (Sharon Stone) et Selima (Sofia Vergara). Hélas pour lui, les sentiments prennent le dessus et l’homme se retrouve pris au piège d’un jeu à trois dont il ne maîtrise pas les règles.

 

 

Critique "20 Minute"


Sharon Stone serait-elle prête à débourser deux mille dollars pour coucher avec John Turturro? La réponse est oui dans Apprenti gigolo dans lequel l'acteur se met en scène en amant appointé. «Ce sont les tarifs, je me suis renseigné, plaisante Turturro, et encore, j'ai peut-être été un peu trop modeste. Je réviserai mes prétentions à la hausse si on fait une suite».

C'est poussé par un ami libraire incarné par Woody Allen que son personnage de fleuriste désargenté accepte de monnayer ses charmes. «Woody a beaucoup collaboré avec moi pour le scénario. Je venais régulièrement le voir pour en discuter et il me donnait de précieux conseils notamment sur la façon de ne pas rendre les protagonistes ridicules et sur l'équilibre entre les scènes de comédies et les passages plus tendres».

Si Woody Allen est irrésistible en mac du héros, lettré désargenté à l'humour ravageur et au bon sens revigorant, les moments de douceur ne manquent pas entre le héros et Vanessa Paradis, épatante en veuve juive orthodoxe, qui s'épanouit grâce au gigolo tombant sous son charme. «La fille sur le pont (Patrice Leconte, 1999) et L'Arnacoeur (Pascal Chaumeil, 2010) m'avaient convaincu de l'étendue de son registre, reprend Turturro. Elle a communiqué toute sa sensibilté à cette femme frustrée d'abord effrayée puis émerveillée par sa sensualité».

L'acteur et réalisateur profite aussi de l'occasion pour lancer un cri d'amour à sa ville, New York, qu'il filme avec une passion communicative. Pas besoin d'investir deux mille dollars comme Sharon Stone, Apprenti gigolo, comédie chaleureuse, est visible pour le prix d'un billet de cinéma !

 

Critique "Les Inrockuptibles"


Un pimpant quinqua au bord de la faillite se voit offrir un job en or par un vieil ami excentrique : devenir un gigolo haut de gamme pour quelques femmes mariées en manque de sensations. Passées les premières hésitations (monsieur est romantique), il finira par prendre un certain plaisir à œuvrer et organisera un petit business du plaisir tarifé.

Ecrit, interprété et réalisé par John Turturro, l’ancien pensionnaire du cinéma de Spike Lee ou des Coen bros dans les années 90, Apprenti gigolo est une classique mais séduisante rom-com qui emprunte son sujet à la série Hung et son atmosphère jazz à la tradition des comédies new-yorkaises, louchant très fort du côté de Woody Allen – ici gratifié d’un second rôle assez tordant de pimp libidineux.

Sans rivaliser avec l’écriture acide de son modèle, dont il pastiche les joutes oratoires, le film vaut surtout par l’alchimie vénéneuse de sa troupe d’acteurs : Liev Schreiber en flic déprimé, le tandem de cougars ironiques Sharon Stone et Sofia Vergara, et surtout Vanessa Paradis. Ici dans la peau d’une juive orthodoxe endeuillée redécouvrant ses désirs, la Française trouve son plus beau rôle depuis longtemps et ouvre une nouvelle brèche introspective et ténébreuse en marge du film.

C’est bien à ses clientes que cet apprenti gigolo doit tout son charme.

 

[go_pricing id="gigolo"]

 

 
Ida (VOST)

Ida (VOST)

By:
Categories: Cette semaine

Film de Pawel Pawlikowski (pologne - 2013 - 1h20) avec Agata Trzebuchowska...


 

ida affiche uneDans la Pologne des années 60, avant de prononcer ses voeux, Anna, jeune orpheline élevée au couvent, part à la rencontre de sa tante, seul membre de sa famille encore en vie. Elle découvre alors un sombre secret de famille datant de l'occupation nazie.

 


 

Critique "aVoir-aLire.com"


Pawel Pawlikowski rebondit après les circonvolutions fantastico-psychologiques de l’étrange Femme du Ve qui n’avait guère séduit la critique et donc éconduit le public. Le réalisateur de Summer of love démontre qu’il n’est donc pas le réalisateur d’un seul film, mais bel et bien un auteur sur lequel il faut compter. En regagnant sa Pologne natale pour évoquer une histoire ancrée au début des années 60, il revient à l’essence même d’une culture empreinte de souffrance, qui s’est nourrie des massacres opérés par les Nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Une culture forgée par le devoir de mémoire et manifeste dans un art pictural dépressif et surréaliste (Beksinski, Starowieyski, Gorowski...). Au cinéma, l’emprise féconde de la mélancolie et de la religiosité locale a permis aux sensibilités fabuleuses de Zulawski, Wojciech Has, Jerzy Kawalerowicz, Wajda ou Polanski, de s’exprimer dans des œuvres à la beauté et à la force imparables, qualité locale partagée entre voisins quand on pense au Russe Elem Klimov et à son ultime chef d’œuvre Requiem pour un massacre.
Avec Ida, Pawlikowski délaisse la Pologne contemporaine pour se faire le chantre de sa reconstruction de l’après-guerre. Dans un noir et blanc sublime, écrin du temps passé, il dépeint une nation de non-dits, recelant de secrets déchirants, où la campagne et la ville sont juxtaposées avec la même volonté de justesse de reconstitution. L’objectif est clairement de retrouver la texture émotionnelle (les jeunes qui s’amusent sur des airs de jazz) et esthétique (les édifices fissurés) d’une époque, un peu comme chez Béla Tarr, en version courte, puisque le film ne dure qu’1h20.



Le récit initiatique en forme d’enquête personnelle sur sa propre histoire, est âpre dans son propos ; on suit le parcours de la jeune Ida, catholique qui se découvre d’origine juive, la veille de prononcer ses vœux. Des racines insoupçonnées pour celle qui a vécu cloîtrée loin du monde et de ses tourments. En quête de ses origines, la jeune femme peu loquace de par son mode de vie qui l’a entraînée à l’intériorité, quitte quelque temps sa réalité du monde, un couvent austère, pour découvrir la nouvelle Pologne, emplie de vie et de jeunesse, d’un avenir conjugal pour elle, peut-être. Les sentiments fougueux deviennent charnels en la personne d’un jeune artiste bohème, qui pourrait apaiser ses questionnements. Mais le rapport aux racines familiales qu’incarne sa tante, qu’elle découvre, va la mener sur la route d’une tragédie du sang traumatisante.


Avec la finesse de son personnage principal, l’innocence d’un regard juvénile qui, en fin de compte, n’est pas tout à fait naïf, car Ida se montre d’une force psychologique insoupçonnée, le film de Pawel Pawlikowski ravive des plaies non cicatrisées. Il appose à la jeune femme une contrepartie familiale abîmée par la vie, dans le personnage, a priori solide et militant de la tante, dont la dépression et l’alcoolisme révèlent la réalité du poids du passé, celui d’une nation dans le déni, ou certains se tournent vers la religion comme pour mieux panser les blessures, et d’autres doivent affronter des tourments insupportables avec les moyens psychologiques du bord. Alors que le futur s’ouvre sur la Pologne, qu’une jeunesse s’éprend de son cycle de vie avec l’étincelle qui la caractérise, dans les villes reconstruites qui préfigurent d’autres perspectives, Ida arbore des cadrages somptueux, une réalisation délicate qui confine à la perfection esthétique... Le film se fait la récitation magnifique d’un poème mélancolique empreint de religiosité, de militantisme athéiste, et se savoure en un devoir de mémoire exemplaire, suffisamment adroit pour ne pas asséner le spectateur d’un message fastidieux. Les âmes ici sont grises et l’humain dépeint dans toute sa complexité. Pawel Pawlikowski n’est pas juge, mais un brillant artiste, avec une authentique vision de cinéma. Et en 2014, c’est sûrement l’une des plus belles.



Critique "EcranLarge.com"


Le premier élément patent lorsque commence Ida, c'est son format : un 1.37 pratiquement disparu (sauf chez Andrea Arnold et Kelly Reichardt), tout droit venu d'une autre époque. Pawel Pawlinowski, pour son premier film en Pologne, délaisse donc les formats larges et le Scope à propos duquel Fritz Lang avait pu dire qu'il n'était pas fait pour les gens mais pour les serpents et les funérailles, soit deux éléments liés à la symbolique christique et à une certaine idée de la mort. De là à penser que la religion soit une affaire de cadre, il n'y a qu'un pas.

Et il n'y a qu'à voir la première séquence pour comprendre à quel point cette donnée est déterminante. Les personnages ne se déplacent que dans la partie basse du cadre, plus rarement en haut et nul ne parvient à atteindre le centre de l'écran. Les mouvements sont rares, les plans étant fixes et l'ensemble d'une austérité sans faille. Non pas que le cinéaste cherche à documenter des lieux vides et ternes, que le noir & blanc vient renforcer, mais plutôt à montrer à quel point la religion pèse sur la protagoniste. C'est comme si nul ne pouvait emplir un espace destiné à un Dieu omniprésent, invisible mais qui tend à effacer les personnalités et les esprits. Le format, tendant davantage vers le carré que l'horizontalité, permet au travail quasi maniériste de Pawlinowski de se déployer. On est dans un enfermement qui confine à la disparition.

N'oublions pas que le film se déroule en Pologne, l'un des pays où la religion catholique est encore aujourd'hui la plus prégnante et ancrée dans la culture comme dans le cinéma. Aime et fais ce que tu veux de Malgorzata Szumowska, sorti début janvier, ne peut que le confirmer.

A partir de là le film sera, pour Ida, le personnage principal, la recherche d'une nouvelle existence, non plus pour Dieu mais aussi pour elle-même et les autres ; donc une tentative d'aller vers le mouvement et de remplir le cadre pour apparaître enfin à l'image. Son passage vers l'extérieur est d'ailleurs significatif où, assise dans un tramway, elle voit le paysage défiler devant ses yeux et le spectateur uniquement le reflet de celui-ci dans une vitre. Elle est encore dans l'expectative, fixe, inanimée mais déjà sa présence se fait plus manifeste, le mouvement également bien que secondaire.

Et l'influence de la tante à la vie dissolue, le voyage qui fait d'Ida une sorte de road-movie dans les tréfonds d'une mémoire que tout le monde préfère oublier, les révélations qui s'accumulent, bien plus terrestres que divines, vont permettre à la jeune femme de s'assumer. Une fois n'est pas coutume (surtout dans le cinéma polonais), la seconde guerre mondiale et ses traumatisme remontent à la surface mais cette fois cette histoire de morts sera liée au pardon et au désir d'aller de l'avant. Ida vit. Elle existe, elle est rattachée à une terre qu'elle arpente comme un nouveau né, à un passé qui l'a menée là où elle est et à un futur auquel elle n'avait jamais songé. On la verra rire, pleurer, parler, gagner en expressivité comme en force et tout simplement devenir humaine. Ceci jusqu'à cette dernière minute très belle, où transcendant la mortification originelle du récit, la caméra va elle aussi se mettre en marche.


 

[go_pricing id="ida"]

 

 

Khumba

Khumba

By:
Categories: Cette semaine

Film d'animation d'Anthony Silverston (Afrique du Sud - 2013 - 1h25)


 

KHUMBA-Affiche-France unePour Khumba, un jeune zèbre né avec seulement la moitié de ses rayures, la vie est un peu plus noire que blanche. Le malheureux est rejeté par son troupeau trop superstitieux, et c’est lui que tout le monde tient pour responsable de la sécheresse soudaine qui frappe tout le territoire.

Avec l’aide d’un gnou culotté et d’une autruche extravagante, Khumba se lance à travers le désert de Karoo pour découvrir le trou d’eau où la légende dit que les premiers zèbres ont reçu leurs rayures.

Sur sa route, il va multiplier les rencontres, mais avant de pouvoir revenir chez lui, il devra affronter bien des épreuves et vivre beaucoup d’aventures. Ses rayures, Khumba va devoir les gagner !

 




Critique "Culturebox"




En voilà une jolie fable. "Khumba" signifie "peau" en zoulou. Et la peau, c'est justement le problème de ce zèbre à qui il manque quelques rayures pour être comme les autres. Lui qui subit les railleries de ses camarades et se considère responsable des malheurs de son clan, va finir par accepter sa différence et s'imposer tel qu'il est. Un message sur la tolérance, le respect des différences, auquel les jeunes spectateurs adhèrent avec enthousiasme. Pas inutile par les temps qui courent.Après le joli "Drôles d'Oiseaux" (qu'Anthony Silverston avait écrit en produit en 2011), la filière sud-africaine du film d'animation se signale à nouveau par la qualité de ses productions.

Le travail graphique reste remarquable, les paysages sont somptueux, très réalistes. Les personnages particulièrement travaillés et réussis. Et "Khumba" recelle d'excellentes idées scénaristiques. Sans oublier une bande-son pleine de fraîcheur et de brio (avec les voix d'Elie Semoun et des comédiens du Jamel Comedy Club pour la version française). Hollywood n'a qu'à bien se tenir !




[go_pricing id="khumba"]


 

 

 

 
Page 1 of 512345