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Edge Of Tomorrow (3D)

Edge Of Tomorrow (3D)

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Film de Doug Liman (Etats-Unis - 2013 - 1h29) avec Tom Cruise, Emily Blunt, Bill Paxton...



 

Edge of Tomorrow affiche FranceSéance en 3D


Dans un future proche, des hordes d'extraterrestres extrêmement organisés, appelés les Mimics, ont livré une bataille acharnée contre la Terre, réduisant les grandes villes en cendres et causant la mort de millions d'êtres humains. Aucune armée au monde n'est à même de rivaliser avec la rapidité, la violence et les capacités cognitives exceptionnelles des combattants Mimics, très bien armés, ou de leurs chefs dotés de pouvoirs télépathiques. Mais à présent, les armées du monde ont réuni leurs forces pour une ultime offensive à quitte ou double contre les extraterrestres…
Le lieutenant-colonel Bill Cage (Tom Cruise), qui n'a jamais combattu de sa vie, est rétrogradé du jour au lendemain et envoyé, sans entraînement ni équipement opérationnel, dans ce qui ressemble à une mission-suicide. Il meurt en l'espace de quelques minutes, parvenant malgré tout à tuer un des chefs extraterrestres dans sa chute. Mais, comme par miracle, il se relève et se retrouve au début de cette journée fatidique, contraint de se battre à nouveau et de mourir… une nouvelle fois. En réalité, le fait d'avoir été en contact direct avec l'extraterrestre l'a projeté dans une boucle temporelle, le condamnant à revivre le même combat, indéfiniment…
Mais à chaque salve, Cage gagne en force et en agilité et devient mieux armé pour affronter les Mimics, aux côtés de Rita Vrataski (Emily Blunt), agent des Forces Spéciales qui, parmi les soldats du monde entier, a infligé les plus lourdes pertes aux Mimics. Tandis que Cage et Rita affrontent ensemble les extraterrestres, ils découvrent, au fil des combats qui s'enchaînent, les moyens d'anéantir les envahisseurs et de sauver la Terre…

 

 

Critique "Critikat.com"






Edge of Tomorrow, signé Doug Liman (Fair Game, La Mémoire dans la peau), ne demeure pas moins pourtant un film de Tom Cruise, tant il parait intégralement articulé autour de l’aura et du physique inaltérable de l’acteur. À l’instar donc des derniers films de Tom Cruise, ce blockbuster SF ne semble être qu’un prétexte pour une démonstration du talent de l’acteur, toujours enclin à repousser par la voie de la fiction les limites de ce que peut réaliser un corps. Ainsi Oblivion ne convergeait que vers une scène, où Tom Cruise affrontait enfin un adversaire à sa mesure : lui-même. Cloné à l’infini, la star de Minority Report tutoyait alors une immortalité qui faisait enfin de lui, le wonder boy d’Hollywood ne cachant plus l’immensité de son ego (cf. la saga Mission Impossible, franchise consacrée à sa gloire), un véritable demi-dieu.

Edge of Tomorrow, dernier « Tom Cruise Movie » en date, va encore plus loin. Le film suit les pérégrinations de l’officier Cage, faible et veule soldat, qui, par un concours de circonstances, se retrouve embarqué malgré lui au front d’une guerre apocalyptique contre une redoutable espèce extra-terrestre. Suite à la rencontre avec l’un des aliens, le héros se retrouve doté d’un don sur lequel va reposer la machine narrative du film : s’il vient à mourir, le militaire recommence inlassablement à zéro cette même journée funeste, en conservant toutefois la mémoire de ce qui s’est préalablement passé.

Le principe du long-métrage, lointain cousin d’Un jour sans fin (sauce Inception, l’esprit de sérieux et les piètres velléités auteuristes en moins), confère à Tom Cruise deux instruments pour nourrir encore davantage sa persona de sauveur de l’humanité et de surhomme qu’il s’est façonnée de film en film. Tout d’abord, en conciliant le désir d’intemporalité de l’acteur (le pouvoir de « rembobiner ») à celui d’expérimenter le frisson d’une mort sur un écran – après tout, Tom Cruise n’a passé l’arme à gauche que trois fois au cinéma en près de quarante films et trente ans de carrière, soit dix fois moins que dans le seul Edge of Tomorrow –, puis en rabattant les cartes du désormais habituel triomphe du héros. Edge of Tomorrow joue ainsi astucieusement du récit de l’ascension d’un médiocre soldat (Tom Cruise menotté, Tom Cruise balourd, Tom Cruise lâche) au rang de machine à tuer, apprenant au fil de ses échecs à exploiter pleinement son potentiel – en somme, à (re)devenir Tom Cruise.

Le procédé – et à vrai dire tout le projet du film – pourrait n’être ainsi que l’expression d’un orgueil démesuré si Tom Cruise ne faisait pas preuve, une fois de plus, d’un charisme et d’une grâce physique rare. L’acteur n’a en effet guère perdu de sa dextérité dans les scènes d’action, et si ces dernières sont quelque peu brouillonnes dans leur découpage, Doug Liman a l’intelligence d’arc-bouter son filmage autour de la vedette-aimant. À l’instar de Joseph Kosinski (Oblivion) et de Christopher McQuarrie (Jack Reacher), le réalisateur de La Mémoire dans la peau s’en remet à une production artistique très correcte et confie les clefs de la mise en scène à son interprète phare. Braquez une caméra sur Tom Cruise, et c’est toute une chorégraphie qui se met en place, constituée de petits gestes techniquement très discrets (Tom Cruise marchant maladroitement avec une armure high-tech) et d’une vélocité physique dans le cœur de l’action.

Mais si Edge of Tomorrow est au-dessus des deux films précédemment cités, c’est parce qu’il consacre également l’interprète comme le maître du montage au sein même du dispositif narratif : menant la cadence des sauts et des « rembobinages » temporels, le héros ne laisse aucune place au moindre détour de la narration ou de la mise en scène. Les images ne se réduisent d’ailleurs qu’à cela, montrer Tom Cruise et montrer ce qu’il voit, le champ et le contre-champ, et rien de plus. Il faut beaucoup d’énergie – et le meilleur acteur au monde – pour faire tenir un programme in fine si ténu, mais constamment jubilatoire, sur presque deux heures. Car Tom Cruise n’a plus besoin de metteur en scène pour briller : tel un soliste qui volerait les prérogatives de son chorégraphe, il guide le mouvement de l’intérieur, en invitant les autres danseurs à se joindre à la ronde. Qu’importe donc aujourd’hui que l’acteur ne se tourne plus que vers des seconds couteaux, loin des temps bénis où il faisait étalage de son génie chez Spielberg, De Palma et consorts. Ses films sont désormais des cathédrales construites à sa seule gloire. Il est Tom Cruise, l’immortel.






Critique "Les Inrockuptibles"


Einstein peut se retourner dans sa tombe : Tom Cruise voyage plus vite que la lumière. Cela fait un certain temps qu’il courait après l’exploit, le garnement. Il est désormais acquis. Il est nécessaire de le rappeler : personne, au cinéma ne court mieux que Tom Cruise. Que les sceptiques revoient Mission: Impossible (les quatre), Minority Report, Collateral, La Guerre des mondes ou le récent Night and Day, à cette aune. Même les quelques scènes de course dans Jerry Maguire et Eyes Wide Shut sont sidérantes.C’est donc avec une certaine surprise que nous constations, dans Jack Reacher, son changement de régime : il ne courait plus, mais se contentait de partir à point. Toujours au bon moment, au bon endroit, il pouvait se payer le luxe de la tranquillité apparente. Avec Edge of Tomorrow, il va au-delà : le voyage dans le temps, c’est-à-dire la vitesse ultime. Et signe – car tout film avec Tom Cruise est un film de Tom Cruise, et ce de plus en plus – une de ses œuvres les plus vertigineuses. ‏A l’origine d’Edge of Tomorrow, il y a un high concept — adapté en fait d’un roman japonais All You Need is Kill de Hiroshi Sakurazaka –, une idée sexy résumable en quelques mots : les noces entre Un jour sans fin et Le Jour le plus long.

Pour le dire autrement, Tom Cruise est un rond-de-cuir de l’armée, envoyé contre son gré sur le front opposant une humanité au bord de l’extinction à des extra-terrestres conquérants (les Mimics, nom générique pour un design qui ne l’est pas moins : rien ici ne se joue sur l’originalité). C’est le grand débarquement, la mère de toutes les batailles, la survie de l’espèce est en jeu… et ceux qui veulent se préserver la surprise devraient arrêter la lecture ici. ‏Car l’ami Cruise, inexpérimenté au possible (on ne l’avait pas vu ainsi depuis des lustres), se fait massacrer dans les premières minutes de l’assaut, le visage détruit, comme une réminiscence de Minority Report. Game Over.

Mais tout de suite : “Même joueur, joue encore”. Le soldat Cage (belle idée de lui donner le nom de l’autre grand acteur spectral du cinéma américain contemporain) se réveille en effet au matin de son incorporation, prêt à se battre à nouveau, et à se refaire trucider de la même façon, si ce n’est qu’il garde avec lui le souvenir des jours précédents et peut modifier son comportement en fonction. Jusqu’à l’exécution parfaite. Comme dans un jeu vidéo. ‏Vertigineux disions-nous.

A vrai dire, le film ne vise même que ça, le vertige, que certains, ne goûtant pas les pirouettes théoriques de l’acteur-auteur, estimeront dérisoire. Depuis son tournant burlesque et parodique dans Tropic Thunder (où il jouait Les Grossmann, un producteur mégalo et grossier, sans doute son Mr Hyde), Tom Cruise a décidé de reprendre sa carrière en main, et de ne plus jouer que dans des véhicules qu’il pilote lui-même, à toute berzingue.

Il ne s’agit pas de nier le talent de Doug Liman, excellent artisan et cinéaste de la légèreté à tout prix (La Mémoire dans la peau, Mr and Mrs Smith, Jumper) ; seulement de constater que son habileté est ici totalement au service du projet cruisien : aller toujours plus vite, sans se retourner. Guidé par un scénario (de Christopher McQuarrie, réalisateur de Jack Reacher et du prochain Mission : Impossible) plus malin que rigoureux, Liman et Cruise s’amusent comme des petits fous, pendant une bonne heure et demie, des potentialités de leur high concept, avant de retomber dans les affres du blockbuster contemporain, bourrin et illisible (surtout en 3D, à éviter), lors du dernier level. ‏

Mais ce qu’ils réussissent, ils le réussissent à merveille. L’idée de trajectoire et de perfection, consubstantielle au concept Cruise, trouve là, par la grâce d’un montage acéré, une de ses plus belles expressions. L’acteur, plus toonesque que jamais, n’a plus de chair, plus d’âge, quasiment plus de réalité ni d’affect (ce qui affaiblit la partie sentimentale, avec la pourtant excellente Emily Blunt). Il n’est plus qu’un spectre, une pure créature de cinéma coincée entre deux coupes, un bug condamnée à errer dans les plis de l’espace-temps. Seul, pour l’éternité.

 



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Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire (VOST)

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire (VOST)

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Film de Felix Herngren (Suède - 2013 - 1h54) avec Robert Gustafsson, Iwar Wiklander, David Wiberg...



 

Le vieux qui... affiche une- Version Originale Sous-Titrée


Opération à 4 euros pour tous


Le jour de son 100ème anniversaire, un homme s'échappe de sa maison de retraite pour une cavale rocambolesque, certain qu'il n'est pas trop tard pour tout recommencer à zéro. Débute alors une aventure inattendue et hilarante aux côtés d'un escroc, d'un vendeur de hot-dogs, d'une rousse et d'un éléphant...

 

 

Critique "Le Parisien"



Jusqu'ici, il y avait matière à un sympathique polar burlesque. Sauf que la trame du « Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire », premier roman phénomène d'un journaliste suédois, Jonas Johansson, jusqu'alors inconnu au bataillon (Presses de la Cité), repose aussi sur la vie agitée d'Allan.


Expert en dynamite -- la toute première scène, qui voit vengée la mort du chat Molotov, donne le ton -- ce Candide a également passé sa vie à croiser, conseiller, dépanner, éclairer ou sauver les grands de ce monde, d'Einstein à Staline.Derrière chaque soubresaut de la planète, chaque changement de régime, chaque révolution, chaque éternuement nucléaire, il y a eu Allan. Il a mis son grain de sel, versé sa pincée de poudre.

Il fallait un sacré toupet, sinon une bonne dose d'inconscience, pour porter à l'écran ce livre tourbillonnesque qui égrène en rafale son chapelet de situations et de personnages, avec éléphant en prime. Ce dernier saura d'ailleurs peser de tout son poids dans l'intrigue.

L''acteur Robert Gustafsson promène, comme une danseuse ferait des pointes, son air de génie délicieusement dépassé par les événements. Bref, on voulait un film détonant ? Le voilà.


 


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La Fabuleuse histoire de Monsieur Riquet

La Fabuleuse histoire de Monsieur Riquet

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Documentaire de Jean Périssé (France - 2013 - 1h25) raconté par Bernard Le Coq





FABULEUSE+HISTOIRE+DE+MONSIEUR+RIQUET affiche uneQui était Pierre-Paul Riquet ?

Rompant avec la «légende dorée» qui entoure le génial créateur du Canal du Midi, le film documentaire de Jean Périssé enquête sur le vrai Riquet.

Regards croisés dʼhistoriens, de chercheurs, de passionnés, de descendants… Autant de témoignages, recueillis sur les lieux-mêmes de lʼaventure qui nous aident à replacer le personnage dans son siècle – le règne de Louis XIV –, à en dégager toute la modernité.






 

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Le Parfum de la carotte

Le Parfum de la carotte

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Film d'Animation de quatre courts-métrages (France - 2012 - 0h45)


 

Film "Ciné-Mômes" : 4 euros pour tous

Parfum de la carotte affiche uneFilm recommandé à partir de 3 ans
Le Parfum de la Carotte de Rémi Durin et Arnaud Demuynck (27min)
Lapin et Écureuil sont voisins et amis. Ils sont aussi gourmands et bons vivants. Mais des différences de goût les mènent à la dispute. L'Écureuil, fâché, déménage de nuit et se fait attraper par un renard...La Confiture De Carottes d'Anne Viel (6min)
Deux amis lapins, en plein hiver, voient leur réserve de confiture de carottes épuisée. Mais qui a dit que les carottes ne se trouvent que dans les jardins ? Certainement pas l’oncle Robert qui leur a légué une précieuse carte au trésor…La Carotte Géante de Pascale Hecquet (6min)
Une souris est poursuivie par un chat qui est poursuivi par un chien qui est poursuivi par une petite fille qui est grondée par sa mammy qui se fait bougonner par le papy qui fait sa soupe et a besoin d’une carotte…Le Petit Hérisson Partageur de Marjorie Caup (5min)
Un petit hérisson trouve une pomme magnifique dans la forêt. Il la roule derrière un rocher pour faire bombance à son aise. Mais voilà que s’invitent au festin d’autres petits gourmands…


 

 

Critique "Critikat.com"




Avec l’éclosion des émissions télévisées consacrées à la cuisine, l’intérêt porté par le documentaire à la malbouffe et le souci de la société en général pour ce qu’elle mange, cela devait arriver : même le cinéma très jeune public est gagné par la mode culinaire. Le Parfum de la carotte est un programme de courts-métrages d’animation dont le sujet tourne autour de la nourriture : Un hérisson cherche un endroit tranquille pour déguster son déjeuner, toute une famille, du père aux animaux domestiques, unissent leur force pour déterrer une carotte, deux lapins venus à bout de leurs réserves de confiture de carotte nous en livrent la recette en chantant. Ces très courts films unis par leur thématique et par une même légèreté utilisent des techniques d’animation différentes. Le grand soin apporté aux génériques (le voyage des petits lapins qui partent à la recherche des meilleures carottes dans La Confiture de carottes) tend à les intégrer totalement aux films, qui, dans leur format extrêmement réduit, se présentent davantage comme des comptines que comme des récits, ce que leur structure ne dément pas : Le Hérisson partageur est construit sur un effet de répétition qui tient de la ritournelle, et La Carotte géante fonctionne lui selon le principe de l’accumulation. Ces trois mises en bouche sont très charmantes et de très bon goût.

Le clou du spectacle réside dans Le Parfum de la carotte, comédie musicale forestière, qui met en scène les rongeurs contre le carnivore renard et sa compagne, poétesse qui se nourrirait volontiers d’amour, d’eau fraiche et des quelques alexandrins. Histoire d’une amitié de voisinage contrariée puis réconciliée entre un écureuil et son nouveau voisin, un lapin féru de petits plats. Le rongeur est excédé par l’odeur lancinante de gâteaux qui s’échappe en permanence des fourneaux de son ami. Cuisinant sans relâche, le lapin cherche à se rabibocher à son compère en confectionnant un cake d’amabilité, référence à l’univers fabuleux de Peau d’âne de Jacques Demy. Mêlant voix de comédiens (Agnès Jaoui et Jean Baptiste Marcenac) et voix d’enfants, le film se fonde sur l’opposition entre les tenants de cette « maudite chaîne alimentaire », comme le chante le lapin. Si le récit est parfois un brin conventionnel, l’ensemble reste extrêmement soigné.

 


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Maléfique (2D & 3D)

Maléfique (2D & 3D)

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Film de Robert Stromberg (Etats-Unis - 2014 - 1h37) avec Angelina Jolie, Elle Fanning, Juno Temple...



 

Malefique affiche uneFilm proposé en 2D ou en 3D selon les séances


Maléfique révèle l’histoire méconnue de Maléfique, la méchante la plus emblématique de Disney, celle du classique de 1959 La Belle au Bois Dormant. Maléfique était une très belle jeune femme au cœur pur, qui menait une existence idyllique dans le paisible royaume de la forêt, jusqu’à ce qu’un jour, une armée d’humains menace l’harmonie de son univers. Maléfique devient alors la protectrice la plus acharnée de son pays, mais une terrible trahison fait d’elle une femme au cœur de pierre. Jurant de se venger, elle affronte au cours d’une grande bataille le roi des hommes, et lance sa malédiction sur sa petite fille, Aurore, qui vient de naître. Mais tandis qu’Aurore grandit, Maléfique réalise que la jeune fille est la clé de la paix dans le royaume – et celle de son propre bonheur…

 

 

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Cupcakes (VOST)

Cupcakes (VOST)

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Film d'Eytan Fox (Israël - 2013 - 1h32) avec Anat Waxman, Keren Berger, Ofer Shechter...



 

CUPCAKES affiche une- Version Originale Sous-Titrée


A Tel-Aviv, une bande d'amis décide de composer une chanson pour l’anniversaire de l’une d’entre eux.
Amusé par le résultat, Ofer décide de la soumettre au comité de sélection d’un concours international dont il est fan. Contre toute attente, leur composition est choisie et le groupe est invité à l'interpréter lors de la compétition télévisuelle.
Débute alors une aventure décalée et délicieusement colorée ...

 

 

Critique "aVoir-aLire.com"


Les cartons de titre aux couleurs acidulées, avec lettres en glaçage et pâte à sucre, donnent le ton : le nouveau film d’Eytan Fox s’inscrit dans un registre sensiblement différent de ses films précédents, assumant cette fois clairement la comédie légère et le caractère réconfortant du feel-good movie. L’immeuble chaleureux rempli de voisins sympathiques, chacun avec leur personnalité bien définie, donne à Cupcakes des allures de sitcom emballée dans un papier cadeau bien ficelé. A l’intérieur de l’emballage, un film sans surprises, fable de quartier partant d’un postulat drôle (une bande d’anonymes propulsée dans un concours de chansons ringard) et déployant son arsenal de situations burlesques et de moments « émotion », le tout nappé d’une morale en forme d’ode au sourire et à la vie, servie par une voix-off omniprésente. Cupcakes ressemble ainsi au gâteau auquel il emprunte son titre, pas désagréable à regarder, franchement trop sucré et laissant derrière lui une impression de trop-plein. Une gâterie qu’on déguste avec des copains et des copines, entre deux verres de soda, en essayant de ne pas trop culpabiliser.

Cupcakes tente pourtant par certains aspects de prolonger sur un ton décalé le projet plus large d’Eytan Fox de radiographier la société israélienne – du moins le microcosme très spécifique d’un Tel-Aviv fortuné – et d’y déceler les mécanismes sociaux et psychologiques à l’œuvre, les mettant au jour sur le ton de la satire. Il est toujours appréciable chez le cinéaste de voir des romances homosexuelles être traitées sans caractère d’exception ou dramatisation extrême – comme les histoires banales qu’elles sont, somme toute. Le personnage principal, Ofer, en couple avec le représentant d’une marque traditionnelle (la Famille « Hummus ») forcé de rester dans le placard, est peut-être l’un des plus intéressants que l’on trouve parmi les films récents d’Eytan Fox, jouant lui-même avec les codes de la « folle » et la représentation attendue de l’homosexuel hystérique, fan de l’UniverSong (pastiche fictionnel de l’Eurovision) et des lunettes de soleil à verres colorés. A l’image du concours de chant que le film met en scène, tout ici n’est que mise en scène de soi, de préférence au second degré et dans le kitsch le plus assumé – et peut-être même dans les sujets plus sérieux que le film essaie d’incorporer, comme l’usure des histoires d’amour ou le coming-out… En termes cinématographiques, il en reste peut-être l’essentiel, à savoir une bande d’acteurs qui, à l’image des personnages qu’ils incarnent, s’amusent (jusqu’à l’apparition surprenante d’Edouard Baer en French lover de pacotille !) sans se prendre au sérieux. Comme devra le faire tout spectateur tenté par la pâtisserie pas très légère d’Eytan Fox.

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My Sweet Pepper Land (VOST)

My Sweet Pepper Land (VOST)

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Film de Hiner Saleem (Kurdistan - 2013 - 1h34) avec Golshifteh Farahani



 

my sweet pepper land affiche une- Version Originale Sous-Titrée


Opération à 4 euros pour tous


Au carrefour de l’Iran, l’Irak et la Turquie, dans un village perdu, lieu de tous les trafics, Baran, officier de police fraîchement débarqué, va tenter de faire respecter la loi. Cet ancien combattant de l’indépendance kurde doit désormais lutter contre Aziz Aga, caïd local. Il fait la rencontre de Govend, l’institutrice du village, jeune femme aussi belle qu’insoumise...

 

 

Critique "aVoir-aLire.com"


Le film commence par une scène burlesque : la pendaison ratée d’un criminel, qui devra s’étouffer au bout d’une corde deux fois avant de mourir. Le ton est donné : il s’agit de parler de faits graves mais sur un ton léger et avec un humour déroutant. Alors que les deux personnages principaux se rencontrent dans un village, où ils fuient pour éviter leurs familles respectives qui veulent les marier (ou leur mettre la corde au cou ?), deux mondes s’opposent au cœur des montagnes kurdes. Dans un hommage revendiqué au western, le passé et le présent, ainsi que des mœurs qui changent forcément avec l’ouverture du Kurdistan sur le monde, se heurtent à travers une série de personnages rocambolesques pour certains, tendres pour d’autres.Govend et Baran représentent sans conteste cette vision moderne du pays : ils veulent avoir le droit de choisir leurs vies, leurs conjoints et leurs métiers, sans que leurs familles et surtout les mâles dominants n’interviennent. Govend cherche une liberté dont veulent la priver son père et surtout ses très nombreux frères, désespérés à l’idée que leur sœur ne soit toujours pas mariée à l’âge de vingt-huit ans. Elle entretient une relation amicale avec Baran, le seul homme avec lequel elle se sente en sécurité, puisqu’il n’existe aucun rapport de domination entre eux. La vision du monde qu’a le jeune homme, qui a des idées bien éloignées de ses compatriotes sur l’égalité homme-femme, lui permet de gagner la confiance de Govend, qui ne peut que constater les différences entre les autres hommes qu’elle côtoie et lui. Cherchant à rester maîtresse dans son école pour elle, et chef dans son commissariat pour lui, ils revendiquent une indépendance que leurs entourages leur refusent.Face à eux, une série de personnages montre que les traditions demeurent, ainsi que l’idée qu’une femme doit obéir à son mari, ou se caser rapidement si elle ne veut pas déshonorer sa famille ; la question de l’honneur et de sa conception par les uns et les autres étant une idée très présente dans le film. Alors qu’un petit groupe de malfrats fait régner la terreur dans la petite communauté, où Baran reste l’étranger, ces hommes violents et influents n’acceptent pas qu’une femme puisse ne serait-ce que travailler sans l’autorisation d’un mâle, ou rester seule dans une pièce avec un homme s’il n’est pas son mari. Entre les femmes qui font la guerre pour leur indépendance en prenant le maquis et ce nouveau policier qui arrive de la ville et ne respecte pas la mafia locale en cherchant à démanteler un trafic de médicaments (véritable fléau au Kurdistan, où des gélules ne contiennent en fait que de la farine), ils symbolisent cette part écrasante de la population kurde qui refuse de voir évoluer la société et les relations entre ses membres.

Baran ne peut compter que sur l’aide de son adjoint, un personnage pittoresque qui semble sans cesse se demander si son patron n’est pas complètement fou (qui serait assez inconscient pour défier le parrain local ?) ! Leur relation, basée sur la confiance et le respect mutuel, montre la difficulté de choisir un camp entre le passé et le respect dû aux anciens, et le présent qui cherche à s’adapter au monde afin d’offrir un futur florissant au Kurdistan. Comment prendre parti alors que la peur règne et que des années de crispation et de contrôle sur la vie des femmes empêchent le bonheur mutuel ?

C’est toujours avec humour que le réalisateur montre ses idées et son désir de faire de son pays un état moderne. Alors que des scènes rocambolesques serpentent le film, au fur et à mesure que la relation entre Govend et Baran évolue - au grand dam du reste du village - la musique est l’élément clé qui achève de montrer le décalage immense de perception entre ceux qui restent sur leurs acquis et ceux qui voient tout l’intérêt de s’ouvrir aux autres. Face à la musique traditionnelle qui accompagne les passages du film où les habitants du village s’opposent à toutes formes de modernité et de liberté, surtout de la part de Govend, la jeune femme écoute des chants français et joue d’un instrument suisse.
Baran est, lui, fan d’Elvis Presley, offrant une scène incroyable lorsqu’il est sur le chemin des plaines : quelle surprise d’entendre ce chant américain au cœur des montagnes kurdes, où tout semble figé ! Tourné justement en décors naturels, le film oppose la beauté du paysage avec les difficultés qu’il dissimule. Comme il est dommage, semble dire Hiner Saleem, de tant se battre et de s’opposer les uns aux autres dans un décor aussi sublime…

Le choix des acteurs est primordial et offre un réalisme surprenant, afin de mieux réfléchir à la situation politique du Kurdistan, à travers l’histoire de Govend et Baran. Le réalisateur retrouve l’actrice Golshifteh Farahani, qu’il avait fait jouer dans son précédent film Si tu meurs je te tue. Envoûtante de beauté, offrant une tendresse et une force surprenantes à son personnage de femme qui se bat pour contrôler sa vie, elle distille des scènes envoûtantes, notamment lorsqu’elle joue du hang au cœur des montagnes. L’émotion qui se dégage de chaque scène qui la réunit à Korkmaz Arslan nous fait aimer ces personnages et leur souhaiter de pouvoir décider de leur destin, qu’il soit commun ou pas. Face à eux évoluent des acteurs non professionnels, qui semblent interpréter leurs propres rôles tant ils sont convaincants et impliqués.

Film majeur sur la quête d’indépendance et l’estime de soi, My sweet pepper land donne envie de découvrir le Kurdistan et d’étudier sa population, afin de savoir si l’humour présent jusque dans les scènes les plus dramatiques se retrouvent vraiment dans la vie courante. Entre rires et larmes, le réalisateur kurde Hiner Saleem offre surtout un pur moment de grâce.


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Sous les jupes des filles

Sous les jupes des filles

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Film d'Audrey Dana (France - 2014 - 1h56) avec Vanessa Paradis, Isabelle Adjani, Laetitia Casta, Audrey Fleurot, Alice Taglioni, Marina Hands, Sylvie Testud, Julie Ferrier, Géraldine Nakache, Alice Belaidi, Audrey Dana....




Sous-les-jupes-des-filles-Affiche-FranceuneOpération à 4 euros pour tous


Paris. 28 premiers jours du printemps. 11 femmes.
Mères de famille, femmes d'affaires, copines, maîtresses ou épouses...
Toutes représentent une facette de la femme d'aujourd'hui : Complexes, joyeuses, complexées, explosives, insolentes, surprenantes... Bref, un être paradoxal, totalement déboussolé, définitivement vivant, FEMMES tout simplement !






 

Critique "Le Parisien"


C'est l'histoire d'une actrice confirmée qui va passer aujourd'hui l'audition de sa vie. Révélée au grand public pour son rôle dans « Roman de gare », de Claude Lelouch, ex-femme de Vincent Lindon dans « Welcome », de Philippe Lioret, partenaire de Jean Dujardin et Albert Dupontel dans « le Bruit des glaçons », de Bertrand Blier, et de Johnny, au théâtre, dans « Un paradis sur terre », Audrey Dana, 34 ans, s'apprête à séduire aujourd'hui des dizaines de milliers de spectateurs.

« Sous les jupes des filles », son premier long-métrage virevoltant et survolté, raconte, sur un cycle hormonal de vingt-huit jours, les aventures et les interrogations de onze femmes, toutes plus différentes les unes que les autres, mais fédérées dans la même quête : trouver un équilibre.

Coécrit avec la romancière Muriel Magellan et la scénariste Raphaëlle Desplechin, ce film repose sur une centaine d'interviews de femmes. « Je tiens à leur rendre le plus grand hommage, parce qu'elles ont joué le jeu, souligne la réalisatrice. Je me suis nourrie d'elles, de leurs troubles, de leur féminité, de leur sexualité. J'ai vécu les deux mois les plus intéressants de ma vie. » Au final, deux ans de travail au prix d'une carrière d'actrice mise entre parenthèses. « Il me fallait des filles qui aiment les filles, parce que s'il m'avait fallu gérer des ego, je n'aurais pas pu tenir le plateau. »

Le destin lui a donné un coup de pouce. Sylvie Testud devait faire un film avec Laetitia Casta, mais le projet a capoté. « Du coup, j'ai récupéré deux actrices ! » se réjouit Dana. Casta joue le rôle d'une avocate peu sûre d'elle. « Elle m'a dit que c'était le rôle qu'elle attendait. » Mélanie Laurent a énormément contribué à la préparation du film, mais a déclaré forfait pour cause de grossesse. A qui, dès lors, confier le rôle de Rose, femme d'affaires glaciale qui demande à son assistante -- formidable Alice Belaïdi -- de lui rechercher ses amies d'enfance sur Internet ? Ce fut Vanessa Paradis. « C'est le seul rôle qu'elle n'aurait pas choisi. Elle était tétanisée. Moi, toujours envahie par l'image de Mélanie, terrorisée. Et dès la première prise, bam ! C'était Vanessa et personne d'autre. »

Alice Taglioni joue une lesbienne dont s'amourache Géraldine Nakache, dûment mariée et mère de quatre enfants. « Alice réveillerait l'homosexualité de n'importe quelle femme », s'amuse Audrey. Marina Hands incarne une myope à tous points de vue. Le jour où elle porte des lunettes, elle voit clair dans son couple. « C'est un chirurgien des yeux qui m'a dit ça : Quand elles recouvrent la vue, 80 % des femmes changent de vie », se souvient la réalisatrice. Résultat, Hands envoie du bois dans la peau de la femme trompée, qui ne pardonne pas.

Reste une question. Pourquoi Audrey Dana avait-elle tant envie de célébrer la cause des femmes ? « Quand j'ouvre le coffret des DVD pour les Césars, ce sont d'abord les comédies que je regarde, explique Audrey. Et jusqu'ici, c'était surtout les hommes qui me faisaient marrer. Les femmes jouent les faire-valoir, et sont si loin de représenter nos paradoxes. Alors qu'avec nos ambivalences, nos contradictions, nous sommes un nid à comédies. »

Et elle, dans tout ça ? « Il y a un peu de moi dans chacune des filles du film. Les gens qui me connaissent me disent qu'il me ressemble incroyablement. J'ai vraiment l'impression d'être une femme moderne avec tout ce que cela comprend de bien et de pas bien. J'ai deux enfants (NDLR : 14 et 5 ans) de deux pères différents, je vis seule, je travaille. J'aspire pourtant à une vie sereine. Mais ça ne marche pas du tout comme ça... »

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