Film d’Antoine Blossier (France – 2013 – 1h35) avec Marc Lavoine, Valérie Karsenti, Laouni Mouhid, Thomas Soliveres, Samy Seghir, Louise Grinberg, Melha Bedia…


A toute epreuve affiche uneLycée Robespierre, un lycée quelconque ou presque… Greg passe son bac cette année et c’est loin d’être gagné. Pour continuer à vivre son grand amour avec Maeva, il envisage un casse improbable, un casse qui doit être invisible et pour cela il monte une équipe, leur mission : voler les sujets du bac.

 

 

Critique « Paris-Match »

Une bande de cancres décide de voler les sujets du bac. Leur but, réussir leur braquage avec mention ! Bien qu’ils ne brillent guère, les sous-doués, comme les diamants, sont éternels ! Trente-quatre ans après ceux de Zidi, c’est une nouvelle génération de bonnets d’âne facétieux en rupture de tableau noir, qui part à l’assaut des écrans blancs. Plaçant ses baskets dans les startingblocks du bon nanar pour ados post-pubères, cette comédie démarre par une histoire d’amour aussi creuse qu’une dent de lait cariée. Le brave Greg (Thomas Soliveres), un lycéen aussi discret que distrait, passe ses cours à dessiner des personnages de BD. Nul en classe, il va pourtant réussir le plus bel examen qui soit, séduire Maeva (Mathilde Warnier), la plus belle fille du bahut. Quelques étreintes plus tard, le garçon doit se rendre à l’évidence : s’il veut suivre sa bien-aimée à l’université, il doit absolument réussir son bac. Vu son niveau plus bas qu’un camp de base de spéléologues, ce potache n’a aucune chance de devenir ne serait-ce qu’un diplômé du dernier rang (vous apprécierez cette référence à l’incontournable chef-d’oeuvre de Christian Gion…).

Avec les nuls qui lui servent de potes, le potache décide de monter un casse. La cible, ce sont les sujets du bac que doit renfermer le coffre-fort de leur terrifiant proviseur (Marc Lavoine). Pour y accéder, ces bras cassés aux pieds nickelés (ça ne veut rien dire, mais la référence est sympathique) vont s’associer à Scarface (Laouni Mouhid alias La Fouine), un malhabile Rouletabille des cités. Avec de tels atouts, il y a de fortes chances que ces lycéens restent bloqués à jamais au stade « terminale »… Film de genre à part entière, la comédie de cancres est au cinéphile ce que la récré est au collégien, une parenthèse hilarante qui fond dans le cerveau comme un marshmallow dans la bouche. Alors, n’ayons pas honte en cette période estivale de nous aérer les méninges avec ce film tchatcheur et survolté qui, entre « Les sous-doués » et « Les kaïra », trouve sa propre identité. Ses jeunes acteurs qui coincent la bulle du cartoon forment une telle bande de ciné que je leur colle un 3 sur 4 pour les encourager. Quant à leur réalisateur, qui a copié sur son voisin John Woo pour lui piquer son titre (« A toute épreuve », 1992), autant dire qu’il redouble…

 

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