Film d’animation de Shinji Aramaki (Japon – 2013 – 1h55)

 

Albator-Corsaire-de-lEspace-Affiche-France uneAlbator (Capitaine Harlock) était jadis un officier de l’armée. A bord de son vaisseau l’Arcadia, il a provoqué le soulèvement des forces alliées avant de disparaître du système solaire. Devenu une véritable légende après un siècle d’errance, son but reste mystérieux et lorsque son vaisseau réapparait tel un vaisseau fantôme, de nombreuses questions resurgissent.
Pourquoi Albator est-il devenu un pirate ? Pourquoi l’homme à la profonde cicatrice s’est-il révolté contre le gouvernement ? Que va-t-il faire à présent ?

 

 

Critique « Culturebox »

Créé en 1969 en bande-dessinée, Albator est arrivée en France dans la foulée de la découverte des séries animées japonaises, avec toutefois une gratification au niveau des scénarios et du soin visuel apporté à la série, par rapport à ses concurrents. C’est la même reconnaissance qui s’applique à cette adaptation au cinéma. Ainsi James Cameron, connaisseur en la matière, qualifie le film de « Mythique, épique et visuellement sans précédent ».

Nous ne sommes pas loin de cet avis, tant l’« Albator » de Shinji Aramaki s’avère un très beau space opera dans tous les sens du terme, mais sans doute, au premier plan, pour son graphisme et son mouvement. Film d’animation numérique, « Albator » joue la carte du plus grand réalisme dans le domaine, atteignant des sommets dans son design, tant dans les décors spatiaux, les vaisseaux ou les personnages, même si ce sont ces derniers qui pâtissent un peu plus du procédé, tout de même performant à leur égard.

L’attribut de « corsaire de l’espace » au personnage d’Albator » est quelque peu impropre. En effet, un corsaire est à la solde d’un souverain, alors qu’un pirate pille les vaisseaux pour son propre compte et son équipage. Vu son opposition au régime plénipotentiaire décrit dans le film et la tendance anarchisante du héros, capitaine de vaisseau, Albator est plus un pirate qu’un corsaire. Comme le souligne son bandeau sur l’oeil, le drapeau au faîte de son navire, ou la tête de mort de proue qui déchire les coques ennemies, sans parler des abordages spatiaux qui renvoient à ceux du XVIIe siècle sur mer.

Enfin, la production tient de la performance : cinq ans de mise en œuvre, 150 personnes aux commandes des effets spéciaux et 100 millions de fichiers informatique créés. Mais tout ne relève pas de la seule technique dans « Albator ». Le scénario est digne du meilleur space opera, avec un héros des plus ténébreux et torturés, donc romantique, ses acolytes n’étant pas mal non-plus. Toutefois le script s’embrouille quelque peu sur la fin, mais cela ne gâche aucunement le plaisir que les amateurs du genre pourront y prendre.

 

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