Film de Isabelle Doval (France – 2013 – 1h43) avec José Garcia, Audrey Fleurot, Lucien Jean-Baptiste

 

 

Fonzy affiche uneFonzy, le pseudonyme sous lequel Diego Costa a fourni il y a 20 ans du sperme à maintes reprises dans le cadre d’un protocole de recherche.
Aujourd’hui, à 42 ans, il est livreur dans la poissonnerie familiale et mène une vie d’adolescent irresponsable et gaffeur. Alors que sa compagne Elsa, lui apprend qu’elle est enceinte, son passé ressurgit.
Diego découvre qu’il est le géniteur de 533 enfants dont 142 souhaitent savoir qui est Fonzy…

 

 

Critique “Le Parisien”

Fonzy? On a envie de dire en jouant les César de la compression : foncez-y! Autant « Starbuck », le film père, nous avait laissés mitigés — un peu sombre, un peu long, sans réelle empathie avec les personnages —, autant sommes-nous ici séduits par la force du propos et l’énergie festive que tout cela dégage au final. Avec ce charisme inné qui lui coule dans les veines, José Garcia, en géniteur masqué rattrapé par sa nombreuse descendance, en est la cheville ouvrière. Mais ce qu’on aime aussi ici, c’est ce qui manque à notre époque craintive et déprimée : une énergie à tout casser, une vraie envie de s’ébrouer. Mention spéciale à Lucien Jean-Baptiste en avocat de José. Dans cette histoire de père, les deux font la paire.

 

 

Critique “Télérama”

Vingt ans après avoir vendu son sperme, un homme est pris d’assaut par ses très nombreux enfants biologiques. Voilà une idée de comédie très fertile : la paternité en appartient au Québécois Ken Scott, dont le film Starbuck a obtenu un joli succès international en 2011. En attendant le remake hollywoodien (Delivery Man, avec Vince Vaughn), la version française est presque aussi drôle que l’original. Dans le rôle du super-reproducteur malgré lui, José Garcia tient l’équilibre entre tendresse et clowneries. Fonzy, fils d’immigrés espagnols, livreur de poisson pour le magasin familial, est un personnage attachant, immature, partant incognito à la découverte de ses cent quarante-deux rejetons — ceux qui veulent le connaître, sur les cinq cent trente-trois qu’il a engendrés.

Frôlant parfois la mièvrerie, ces rencontres conçues comme autant de sketchs (il y a le gothique, la révoltée, le footballeur, etc.) retiennent moins l’attention que la vie privée de Fonzy. De ce côté-là, José Garcia est très bien entouré : Lucien Jean-Baptiste est désopilant dans le rôle du meilleur copain gaffeur, et la rousse Audrey Fleurot compose une petite amie enceinte (elle aussi !) délicieusement sur les nerfs. Fable sur les affres de l’âge adulte — les responsabilités, la paternité —, le film réussit en douceur sa mutation génétique, de la gouaille québécoise à une fantaisie plus mélancolique.

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