Film de Brett Ratner (Etats-Unis – 2014 – 1h38) avec Dwayne Johnson…


Hercule affiche une– Film proposé en version 3D

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Mi-homme mi-légende, Hercule prend la tête d’un groupe de mercenaires pour mettre un terme à la sanglante guerre civile qui sévit au royaume de Thrace et replacer le roi légitime sur le trône. Âme tourmentée depuis la naissance, Hercule a la force d’un dieu mais ressent aussi les peines et les souffrances d’un mortel.
Sa puissance légendaire sera mise à l’épreuve par des forces obscures.

 

 

Critique “Culturebox.com”

Ancien catcheur à l’impressionnante musculature, Dwayne Johnson, vu notamment dans la franchise “Fast and Furious”, trouve un rôle à sa mesure dans “Hercule”. Impressionnant, il revêt une silhouette hirsute, notamment par sa chevelure, qui adjoint une pointe de barbarisme au héros, loin de l’image lisse d’un Steeve Reeves dans les années 60. Il accompagné d’une belle distribution : un formidable John Hurt en roi Cotys, Joseph Fiennes en roi Eurystheus, Peter Mulan en Stacles et la belle Ingrid Bolso Berdal en Atalanta, une redoutable archer. Si le film résume rapidement dans un premier temps les fameux douze travaux, le sujet est ailleurs. Il transporte le fils de Zeus et d’Alcimène dans une guerre civile aux résonnances très contemporaines.

Il est étonnant d’observer que le renouvellement du péplum depuis “Gladiator” (2000) de Ridley Scott, qui se consacrait à l’antiquité romaine, s’est tourné vers la Grèce antique avec “Troie”, “300” et sa suite, ou “Alexandre”. Ce changement de cap traduit sans doute l’identification des Etats-Unis, “champion de la démocratie”, au pays qui l’a vu naître. Embarquée dans les conflits irakien, afghan et aujourd’hui syrien, l’Amérique se veut au premier rang de la défense des valeurs occidentales et démocratiques en tête. C’est aussi le message qu’elle fait passer dans son cinéma, les péplums les plus récents venant tous d’Hollywood.

Adapté du roman graphique de Steve Moore “Hercule : les guerres Thraces” (chez Radical Studio, puis Milady Graphics en France), cette nouvelle mouture rompt avec les versions précédentes. Hercule nie être le fils d’un dieu, il est pétri de doutes, traumatisé par l’éradication de sa famille, et s’il vient en aide à des populations en péril c’est contre monnaie sonnante et trébuchante à la tête d’une horde de mercenaires. Son enrôlement dans les guerres de Thrace n’est pas innocent par rapport à notre époque, s’agissant d’un conflit civil, comme toutes les hostilités actuellement en cours sur Terre.

“Hercule” recèle par ailleurs de nombreuse bonnes idées de mise en scène, telle la première bataille où les mercenaires voient surgir de terre leurs ennemis au physique de zombie. Le film une fois lancé ne mollit pas une seconde, enchaînant les scènes spectaculaires, avec un très beau visuel et un humour bien dosé et efficace. La 3D est par contre peu efficace, sauf dans les scènes de combat. Brett Ratner gagne son pari de ripoliner un héros quelque peu désuet, parvenant même à lui donner de l’épaisseur, s’il l’on peut dire, ce qui était loin d’être gagné d’avance.

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