Film d’animation de Chris Buck et Jennifer Lee (Etats-Unis – 2013 – 1h48)

Séance Ciné-Goûter : Tarif unique : 7 euros ou une place d’abonnement + 2 euros

 

reine des neiges affiche uneAnna, une jeune fille aussi audacieuse qu’optimiste, se lance dans un incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté, et de son fidèle renne, Sven à la recherche de sa sœur, Elsa, la Reine des Neiges qui a plongé le royaume d’Arendelle dans un hiver éternel… En chemin, ils vont rencontrer de mystérieux trolls et un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, braver les conditions extrêmes des sommets escarpés et glacés, et affronter la magie qui les guette à chaque pas…
Anna et Kristoff vont devoir rivaliser de courage et d’inventivité pour survivre et sauver le royaume du chaos…

 

 

Critique “Le Parisien”

C’est une vieille partition : dès les premiers courts-métrages animés produits sous sa houlette — « Oswald le lapin chanceux » (1927) ou « Steamboat Willie » (1928) —, Walt Disney insista pour que la musique ait une valeur aussi importante que les images. Un principe qui fut également de mise avec « Blanche-Neige » (1937), premier long-métrage animé du studio, et les suivants.

Pourtant, au fil des années, le studio a eu tendance à lever le pied sur les ritournelles dans ses films, jusqu’à parfois faire carrément l’impasse. Mais « la Reine des neiges », qui sort aujourd’hui en France, marque un retour au dessin animé musical, avec pas moins de huit chansons interprétées par les personnages principaux et secondaires du film. Et quelles chansons! Enlevées, entraînantes et jouées plein pot lors des projections, elles contribuent pleinement à faire de cette histoire de princesses venues du froid un très grand Disney.

« La Reine des neiges » conte le destin d’Elsa, princesse d’un fjord du Nord frappée par une terrible malédiction : tout ce qu’elle touche se transforme en glace. Elle refuse donc tout contact physique avec ses proches, au risque de leur geler le cœur de façon irrémédiable, mais elle va tout de même finir par plonger son royaume dans un hiver éternel. Sa jeune sœur, Anna, va alors entreprendre un périlleux voyage dans les montagnes en compagnie d’un bûcheron, d’un renne et d’un bonhomme de neige facétieux pour tenter de mettre fin à la malédiction.

Adapté d’un conte d’Andersen et de légendes nordiques, le film bénéficie d’un graphisme extrêmement soigné qui colle magnifiquement à son histoire, pour lequel les animateurs du studio se sont rendus en Norvège afin de s’inspirer des costumes folkloriques locaux, des paysages somptueux (fjords, montagnes, lacs…) et des arts décoratifs du pays. Le tout au service d’un scénario qui, s’il est ancré dans le conte traditionnel, s’avère d’une grande modernité grâce à ces deux princesses de choc, aussi impétueuses que têtes brûlées.

Et puis, il y a les fameuses chansons, qui rythment cette histoire sur un tempo endiablé. Le studio a fait appel au duo américain montant de la comédie musicale, Robert Lopez et son épouse, Kristen Anderson-Lopez, compositeurs du musical « The Book of Mormon » qui cartonne actuellement à New York et Londres. De même, pour l’adaptation française du film, le studio a préféré recruter — à l’exception notable de Dany Boon qui interprète le bonhomme de neige Olaf — des chanteurs issus de comédies musicales plutôt que des comédiens pour doubler les personnages. De bonnes idées, qui concourent à faire de « la Reine des neiges » un remarquable dessin animé musical, que Walt Disney aurait entièrement approuvé. Ce qui tombe bien : Walt avait déjà eu lui-même le projet d’adapter le conte d’Andersen à l’écran.

 

Pricing table with id of "reine" is not defined.