Film d’animation collectif (2011 – 0h48)

 

Piano magique affiche uneLe Piano Magique de Martin Clapp
Pour rejoindre son père parti à Londres pour trouver du travail, Anna décide de battre la campagne polonaise avec Chip Chip, son cousin agaçant. Alors quʼelle essaie de lui fausser compagnie, Anna découvre un piano brisé qui se transforme en engin volant.

Les Démons De Ludwig de Gabriel Jacquel
Un homme monte sur scène, s’assied sur son tabouret face au piano, et s’apprête à jouer. C’est Beethoven. Nos deux compères Recto et Verson viennent très vite prendre possession du clavier et perturber la prestation du grand maestro.

Plink d’Anne Kristin Berge
Un artiste abstrait ressent le besoin de se détendre.

 

 

Critique “aVoir-aLire.com”

Cinéma Public Films a décidé d’exploiter en salle Le piano magique, un moyen métrage animé de Martin Clapp, qui s’était distingué en tant qu’animateur sur le mélancolique Pierre et le loup. Pour l’occasion, le distributeur a complété ce valeureux essai dans le domaine de l’animation de figurines de deux autres courts. S’ils sont différents dans la forme artistique -ce sont des dessins animés-, ils s’avèrent aussi riches en trouvailles visuelles et surtout cohérents dans la thématique artistique et le recours formidable pour les oreilles à la musique classique, de Beethoven à Chopin. Le premier segment s’emploie à donner vie au piano d’un compositeur (pas celui du titre, attention), en proie à une lutte constante entre deux notes, l’une blanche, l’autre noire, rivalisant de concurrences sous les yeux de Beethoven. Une belle mise en scène de son inspiration et de son génie traité avec le manichéisme du bas âge, mais de façon jubilatoire.
D’un total de 47mn, l’exercice de compilation fonctionne à fond l’orchestre, avec une manifestation de trois talents qu’il nous semble important de découvrir, que l’on soit petit ou grand. L’énergie des deux premiers titres ravira les plus jeunes et étonnera les grands par leurs intarissables ressources. Le plat de résistance, Le piano magique, est un beau moment de recueillement automnal. Dans un décor urbain de bohème, partageant la magie naturaliste des grands ouvrages littéraires, il restitue la grâce artisanale des grands conteurs de l’animation. Ce récit de séparation entre une enfant et son père, évocateur de Dickens, est une ode aux voyages immobiles, une fine rencontre entre le drame poignant et le fantastique poétique. L’on s’envole sur un piano magique, au milieu des tourbillons de feuilles, pour une odyssée par-delà les nuages qui nous séduit plus qu’un Monde Fantastique d’Oz, réalisé avec beaucoup d’argent, mais sans jamais laisser poindre l’émotion propre à ce magnifique spectacle.

 

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