Film de Darren Aronofsky (Etats-Unis – 2014 – 2h18) avec Russell Crowe, Jennifer Connelly, Emma Watson, Anthony Hopkins, Logan Lerman, Douglas Booth….


Noe-affiche uneNoé, un homme promis à un destin exceptionnel alors qu’un déluge apocalyptique va détruire le monde.

La fin du monde… n’est que le commencement.
« Le public peut s’attendre à retrouver tous les épisodes mémorables de l’histoire de Noé – l’Arche, les animaux, les Nephilim, le premier arc-en-ciel, la colombe. Mais j’espère surtout qu’il sera captivé par des images inédites et inattendues. Et loin de répéter ce qu’on a déjà pu voir au cinéma, nous avons pris soin d’étudier scrupuleusement le texte de la Genèse, et d’imaginer ensuite un univers visuel où ces miracles pouvaient se produire ».
Darren Aronofsky

 

Critique “Le Parisien”

Darren Aronofsky n’a pas peur de renverser les montagnes. Après le catch dans « The Wrestler » avec Mickey Rourke et la férocité de la danse classique dans « Black Swan », qui a offert un Oscar à Natalie Portman, le réalisateur américain s’attaque à… la Bible. A grand renfort d’effets spéciaux, le cinéaste de 45 ans nous plonge dans le Déluge de l’Ancien Testament et le sauvetage des hommes et bêtes par Noé (« Noah » dans la version originale). C’est à l’Australien Russell Crowe, inoubliable Maximus dans « Gladiator » en 1999 qu’il a confié le rôle. Un héros sombre, torturé par les demandes d’un Dieu qu’il a du mal à comprendre, bien loin de l’image d’Epinal du sage vieillard qui aligne les couples d’animaux à l’entrée de son arche. La belle Jennifer Connelly incarne Naameh, la femme de Noé, tandis qu’Emma Watson, l’ex-Hermione de la saga « Harry Potter », campe sa belle-fille, Ila. Quant à Anthony Hopkins, 76 ans, il est Mathusalem.

Le réalisateur tenait depuis très longtemps à filmer Noé. « Quand j’ai terminé Pi en 1998, j’ai commencé à y réfléchir. J’étais assez inconscient. Parfois, la naïveté peut s’avérer votre meilleur atout, dit Aronofsky. Il y a six ans, j’ai écrit avec Ari Handel le scénario pour un studio. Mais ce dernier a changé de direction. Le projet s’est retrouvé au point mort. Le temps pour nous de publier une BD adaptée de notre script. Et c’est pendant la post-production de Black Swan qu’Arnon Milchan, le producteur de Pretty Woman, m’a appelé en me disant : Faisons un truc dingue ensemble ! Il a lu le scénario. Et la Paramount nous a suivis. »

Pour Aronofsky, « Noé » est « l’une des plus belles histoires de l’humanité, au carrefour des trois grandes religions monothéistes (le judaïsme, l’islam et le christianisme) et la plupart ont leur propre histoire du Déluge. Et grâce aux nouvelles technologies, on peut réaliser ce genre de film en prises de vues réelles ».

Si le choix paraît insolite pour un film biblique, il a planté ses caméras en Islande pour capturer des paysages noirs et arides, rendus infertiles par les péchés des hommes. « Il y a là-bas quelque chose de primitif et on peut même y voir de la vapeur d’eau s’échapper de la terre », raconte le réalisateur qui a sillonné l’Islande en voiture. Mais le grand défi pour Aronofsky, c’était d’engager Russell Crowe. « Il nous fallait une star charismatique dans la plus pure tradition des épopées bibliques. On ne doute pas un instant de son aptitude et de sa force. Mais dans son regard, on peut lire une compassion bien réelle. » Et pour convaincre Crowe, Aronofsky lui avait promis qu’il ne serait jamais filmé avec deux girafes derrière lui…

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