Film Frank Miller & Robert Rodriguez (Etats-Unis – 2014 – 1h42) avec Bruce Willis, Mickey Rourke, Christopher Lloyd…….


Sin city 2 affiche une

– Film Interdit aux moins de 12 ans

– Film proposé en Version Française ou en Version Originale Sous-Titrée selon les séances

Dans une ville où la justice est impuissante, les plus désespérés réclament vengeance, et les criminels les plus impitoyables sont poursuivis par des milices.

Marv se demande comment il a fait pour échouer au milieu d’un tas de cadavres. Johnny, jeune joueur sûr de lui, débarque à Sin City et ose affronter la plus redoutable crapule de la ville, le sénateur Roark. Dwight McCarthy vit son ultime face-à-face avec Ava Lord, la femme de ses rêves, mais aussi de ses cauchemars. De son côté, Nancy Callahan est dévastée par le suicide de John Hartigan qui, par son geste, a cherché à la protéger. Enragée et brisée par le chagrin, elle n’aspire plus qu’à assouvir sa soif de vengeance. Elle pourra compter sur Marv…

Tous vont se retrouver au célèbre Kadie’s Club Pecos de Sin City…

 

 

 

Critique « aVoir-aLire.com

Sin City, c’est l’efficacité, la beauté et la pertinence réunies en un seul long métrage, à présent deux. Adapté des comics de Franck Miller, qui conserve ainsi à la réalisation la forme caractéristique des bandes dessinées d’origine, le premier volet avait fait sensation. Pour cause, de sombres histoires d’amour meurtries et mortelles, un graphisme plongé dans les ténèbres et ponctué de touches de couleur vives, des acteurs charismatiques et une mise en scène de pointe, le film avait toutes les « cartes » en main pour accéder au succès.

Rien de bien surprenant à ce qu’on reprenne les mêmes et qu’on recommence. Si ce n’est que Franck Miller et Robert Rodriguez ne comptaient pas en rester là. Au même titre que la ville, le film se réinvente dans le fait de perdurer… et d’endurer. Sept ans après le premier épisode, les fameuses cartes sont redistribuées par Johnny, interprété par Joseph Gordon-Levitt, au cœur d’une nuit où se jouent et s’entrecroisent les destinées de chaque personnage. En véritables « gueules cassées », Jessica Alba, Mickey Rourke, Eva Green, Josh Brolin et Bruce Willis complètent le tableau.

Tout est contenu dans le titre : l’affrontement et la passion, souvent dévastateurs. Sculpturale et déifiée, Eva Green n’en incarne pas moins une prédatrice cupide et vénéneuse, qui utilise les hommes pour assouvir sa soif de puissance. Elle devient « la » femme à abattre. Quant à Jessica Alba, si l’utilisation de son corps est considéré comme « sale », son âme reste pure et dévouée à un seul homme, Bruce Willis, dont elle rêve de venger la mort, dont elle espère « tuer pour lui ».
Mickey Rourke, sans motivation autre que l’amour de la violence, fait le lien entre ces personnages torturés, telle la représentation du côté sombre qui hante tout un chacun et ne demande qu’à s’exprimer. Seul Joseph Gordon-Levitt rompt avec la continuité du récit puisqu’il court après son père et la prospérité dans un dédale d’événements et de ruelles en vain, de façon presque incohérente et interrompu brutalement, ce qui nous laisse perplexe.

La réalisation, toujours aussi époustouflante, épouse à la perfection la dualité des protagonistes, dans un noir et blanc épuré qui les sublime et les dévalorise à la fois, les renvoyant inexorablement à leur condition humaine. A double tranchant, ce souci de l’esthétisme prononcé à l’extrême instaure une certaine distance. Très stylisées, les images émeuvent peu mais invitent à la réflexion. C’est le parti pris de Sin City.

 

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