Film d’Audrey Dana (France – 2014 – 1h56) avec Vanessa Paradis, Isabelle Adjani, Laetitia Casta, Audrey Fleurot, Alice Taglioni, Marina Hands, Sylvie Testud, Julie Ferrier, Géraldine Nakache, Alice Belaidi, Audrey Dana….


Sous-les-jupes-des-filles-Affiche-FranceuneOpération à 4 euros pour tous

Paris. 28 premiers jours du printemps. 11 femmes.
Mères de famille, femmes d’affaires, copines, maîtresses ou épouses…
Toutes représentent une facette de la femme d’aujourd’hui : Complexes, joyeuses, complexées, explosives, insolentes, surprenantes… Bref, un être paradoxal, totalement déboussolé, définitivement vivant, FEMMES tout simplement !

 

Critique “Le Parisien”

C’est l’histoire d’une actrice confirmée qui va passer aujourd’hui l’audition de sa vie. Révélée au grand public pour son rôle dans « Roman de gare », de Claude Lelouch, ex-femme de Vincent Lindon dans « Welcome », de Philippe Lioret, partenaire de Jean Dujardin et Albert Dupontel dans « le Bruit des glaçons », de Bertrand Blier, et de Johnny, au théâtre, dans « Un paradis sur terre », Audrey Dana, 34 ans, s’apprête à séduire aujourd’hui des dizaines de milliers de spectateurs.

« Sous les jupes des filles », son premier long-métrage virevoltant et survolté, raconte, sur un cycle hormonal de vingt-huit jours, les aventures et les interrogations de onze femmes, toutes plus différentes les unes que les autres, mais fédérées dans la même quête : trouver un équilibre.

Coécrit avec la romancière Muriel Magellan et la scénariste Raphaëlle Desplechin, ce film repose sur une centaine d’interviews de femmes. « Je tiens à leur rendre le plus grand hommage, parce qu’elles ont joué le jeu, souligne la réalisatrice. Je me suis nourrie d’elles, de leurs troubles, de leur féminité, de leur sexualité. J’ai vécu les deux mois les plus intéressants de ma vie. » Au final, deux ans de travail au prix d’une carrière d’actrice mise entre parenthèses. « Il me fallait des filles qui aiment les filles, parce que s’il m’avait fallu gérer des ego, je n’aurais pas pu tenir le plateau. »

Le destin lui a donné un coup de pouce. Sylvie Testud devait faire un film avec Laetitia Casta, mais le projet a capoté. « Du coup, j’ai récupéré deux actrices ! » se réjouit Dana. Casta joue le rôle d’une avocate peu sûre d’elle. « Elle m’a dit que c’était le rôle qu’elle attendait. » Mélanie Laurent a énormément contribué à la préparation du film, mais a déclaré forfait pour cause de grossesse. A qui, dès lors, confier le rôle de Rose, femme d’affaires glaciale qui demande à son assistante — formidable Alice Belaïdi — de lui rechercher ses amies d’enfance sur Internet ? Ce fut Vanessa Paradis. « C’est le seul rôle qu’elle n’aurait pas choisi. Elle était tétanisée. Moi, toujours envahie par l’image de Mélanie, terrorisée. Et dès la première prise, bam ! C’était Vanessa et personne d’autre. »

Alice Taglioni joue une lesbienne dont s’amourache Géraldine Nakache, dûment mariée et mère de quatre enfants. « Alice réveillerait l’homosexualité de n’importe quelle femme », s’amuse Audrey. Marina Hands incarne une myope à tous points de vue. Le jour où elle porte des lunettes, elle voit clair dans son couple. « C’est un chirurgien des yeux qui m’a dit ça : Quand elles recouvrent la vue, 80 % des femmes changent de vie », se souvient la réalisatrice. Résultat, Hands envoie du bois dans la peau de la femme trompée, qui ne pardonne pas.

Reste une question. Pourquoi Audrey Dana avait-elle tant envie de célébrer la cause des femmes ? « Quand j’ouvre le coffret des DVD pour les Césars, ce sont d’abord les comédies que je regarde, explique Audrey. Et jusqu’ici, c’était surtout les hommes qui me faisaient marrer. Les femmes jouent les faire-valoir, et sont si loin de représenter nos paradoxes. Alors qu’avec nos ambivalences, nos contradictions, nous sommes un nid à comédies. »

Et elle, dans tout ça ? « Il y a un peu de moi dans chacune des filles du film. Les gens qui me connaissent me disent qu’il me ressemble incroyablement. J’ai vraiment l’impression d’être une femme moderne avec tout ce que cela comprend de bien et de pas bien. J’ai deux enfants (NDLR : 14 et 5 ans) de deux pères différents, je vis seule, je travaille. J’aspire pourtant à une vie sereine. Mais ça ne marche pas du tout comme ça… »

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