Film de Michael Bay (Etats-Unis – 2014 – 2h45) avec Mark Wahlberg, Jack Reynor, Nicola Peltz, Li Bingbing, Han Geng…


Transformers 4 affiche uneFilm proposé en 2D ou en 3D selon les séances

Quatre ans après les événements mouvementés de « Transformers : La Face cachée de la Lune », un groupe de puissants scientifiques cherche à repousser, via des Transformers, les limites de la technologie.
Au même moment, un père de famille texan, Cade Yeager, découvre un vieux camion qui n’est autre qu’Optimus Prime. Cette découverte va lui attirer les foudres d’un certain Savoy, dont le but est d’éliminer les Transformers. Pendant ce temps, le combat entre les Autobots et les Décepticons refait surface…

 

 

 

Critique « Culturebox »

« Transformers : l’âge de l’extinction » surfe bien entendue sur les fondamentaux de la série : rencontre entre un humain avec les « Autobots », sauvetage mutuel, intervention des ennemis « Decepticons », complot gouvernemental et combat titanesque dans une mégapole. Ce qui change un peu la donne par rapport à « La Revanche » et « La face cachée de la lune », les deux derniers épisodes de la série, c’est un scénario un peu plus construit et des enjeux mieux exposés, dans une débauche d’action et d’effets-spéciaux, eux, toujours au rendez-vous.

Le thème du complot intérieur tient en effet le premier plan. Une tendance très présente dans les récents blockbusters, tels « Captain America : le soldat de l’hiver » ou « The Amazing Spiderman : le destin d’un héros ». Le reflet d’une vieille hantise américaine : l’invasion intérieure. Le trauma post 11 septembre (l’invasion vient de l’extérieur) est devenu celui d’une crainte en provenance de la population américaine elle-même, avec notamment des fusillades mortelles, des attentats fomentés par des organisations extrémistes, ou des dérives des institutions officielles. Ces peurs se reflètent dans le cinéma le plus populaire, donc dans « Transformers : l’âge de l’extinction ».

Mais, évidemment, le film n’est pas à thèse. Il est avant tout un divertissement d’action et, sur ce plan, ne déçoit pas, avec le bonus d’être plus maîtrisé sur le plan narratif. Ce « Transformers » quatrième opus revient aux origines de la saga qui n’était jusqu’alors pas explicitées, à savoir l’origine de la rivalité entre les « Autobots » et les « Decepticons » dans leur rapport à leur « Créateurs ». Le film renvoie à leurs luttes chevaleresques avant leur intervention sur Terre et se clôt sur leurs futures luttes dans leur univers d’origine. Dans l’entre-deux, ce qui semble comme leur dernier conflit terrestre, tient le coup, tout en restant dans les clous de la série.

On ne peut que louer cependant le magnifique renouvellement visuel de la franchise, avec des trouvailles de taille : la très belle introduction au temps des dinosaures, les magnifiques vaisseaux spatiaux, dont l’intérieur du principal renvoie à une esthétique dérivée du regretté H.R. Giger, le créateur d’ »Alien », disparu récemment, l’intervention des créatures robotiques dérivées des dinosaures, ou de nouveaux Transformers conçus par un consortium américain. Le tout bénéficie également de rôles plus évolutifs que précédemment, moins monolithiques, avec un Matt Damon qui fait le job, une belle photographie jouant beaucoup sur des couleurs orangées et de beaux effets de lentilles, sans parler d’un relief par moment très efficace. On ne s’ennuie pas une seconde dans un flot de bruit et de fureur : les amateurs apprécieront.

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