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Brèves de comptoir (Avant-première)

Brèves de comptoir (Avant-première)

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Film de Jean-michel Ribes (France - 2014 - 1h40) avec Didier Bénureau, Laurent Gamelon, Yolande Moreau, François Morel, André Dussollier, Chantal Neuwirth, Laurent Stocker, Bruno Solo, Grégory Gadebois...






Breves de comptoir affiche uneUne journée de la vie du Café L’Hirondelle, sur une petite place de banlieue, en face d’un cimetière.
De l’ouverture à 6h30 jusqu’à la fermeture à 22h30, les clients entrent, boivent, parlent, sortent, rerentrent, re-boivent et reparlent de plus belle. Ils composent un drôle d’opéra parlé, une musique tendre et cocasse, un cantique de pensées frappées au coin du plaisir d’être ensemble, un verre de vin blanc à la main. Le génie populaire danse.

 


 

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Hippocrate

Hippocrate

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Film de Thomas Lilti (France - 2014 - 1h42) avec Jacques Gamblin, Vincent Lacoste, Reda Kateb, Marianne Denicourt, Félix Moati...






Hippocrate-Affiche-2-France uneBenjamin va devenir un grand médecin, il en est certain. Mais pour son premier stage d’interne dans le service de son père, le professeur Barois, rien ne va se passer comme il l’espérait. Benjamin va se confronter brutalement à ses limites, à ses peurs, à celles de ses patients, des familles, des médecins, du personnel. La pratique se révèle plus rude que la théorie, la responsabilité est écrasante, son père est aux abonnés absents et son co-interne est un médecin étranger plus expérimenté que lui. Benjamin n’est plus sûr de rien. Il commence alors son parcours d’adulte.

 



 

Critique "aVoir-aLire.com"


Scénariste de Télé gaucho et réalisateur des Yeux bandés, un intéressant, mais inégal film noir à la française, Thomas Lilti pourrait bien connaître une vraie consécration publique avec son second essai qui traite sous un angle léger des thèmes délicats. Son Hippocrate a effectivement tout pour emporter l’adhésion du grand public et devenir une sorte de feel-good movie qui ensoleillera la rentrée prochaine. Grâce à la présence toujours décalée de Vincent Lacoste, le début du long-métrage est assez désopilant. Afin de familiariser le spectateur avec le milieu impitoyable des internes de l’hôpital public, le scénariste nous invite à suivre les premiers pas d’un fils à papa dans un service où il va multiplier les bourdes, systématiquement couvertes par le paternel (Jacques Gamblin, impeccable). Débutant sur les chapeaux de roues, la comédie brosse un portrait particulièrement juste du milieu hospitalier, tout en ne négligeant pas de développer la psychologie des personnages principaux.

Peu à peu, le ton se fait plus amer et grave, notamment lorsque les blagues de potaches laissent la place à la mort, inévitable dans ce lieu voué autant à la guérison qu’à la fin de vie. Au passage, le cinéaste en profite pour évoquer de vrais problèmes de société, comme celui de l’accompagnement des personnes âgées vers la mort. Militant clairement contre l’acharnement thérapeutique allant à l’encontre de la volonté des patients, le réalisateur sait émouvoir sans jamais forcer la note. Il trouve lors de ces passages le juste milieu entre drôlerie et gravité, ce fameux entre-deux qui fait tout le sel des comédies sociales de Ken Loach. Il marque également des points lorsqu’il dénonce la situation inadmissible des internes venus de l’étranger. La plupart sont des médecins confirmés dans leur pays d’origine, mais cantonnés dans des fonctions subalternes et servant de bouche-trou dans un hôpital public de plus en plus miné par des impératifs de rentabilité à court terme.


Toutefois, le cinéaste a la main un peu plus lourde lors du dernier quart d’heure où l’exaspération du personnel prend une tournure militante, certes inévitable dans un tel contexte, mais un brin trop appuyée pour ne pas apparaître artificielle. De même, le happy end n’est pas forcément crédible et vient tempérer notre enthousiasme pour une œuvre par ailleurs généreuse. Le grand public ne doit en tout cas pas bouder son plaisir. Dans Hippocrate, on rit de bon cœur, on est émus et l’on rend enfin un hommage mérité envers ces femmes et ces hommes dévoués qui doivent faire face à toutes les misères humaines. Rien que pour cela, on est prêt à faire l’impasse sur certains petits défauts d’une œuvre réellement attachante.

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Hercule (3D)

Hercule (3D)

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Film de Brett Ratner (Etats-Unis - 2014 - 1h38) avec Dwayne Johnson...






Hercule affiche une- Film proposé en version 3D


Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs


Mi-homme mi-légende, Hercule prend la tête d’un groupe de mercenaires pour mettre un terme à la sanglante guerre civile qui sévit au royaume de Thrace et replacer le roi légitime sur le trône. Âme tourmentée depuis la naissance, Hercule a la force d’un dieu mais ressent aussi les peines et les souffrances d’un mortel.
Sa puissance légendaire sera mise à l’épreuve par des forces obscures.

 



 

Critique "Culturebox.com"


Ancien catcheur à l'impressionnante musculature, Dwayne Johnson, vu notamment dans la franchise "Fast and Furious", trouve un rôle à sa mesure dans "Hercule". Impressionnant, il revêt une silhouette hirsute, notamment par sa chevelure, qui adjoint une pointe de barbarisme au héros, loin de l'image lisse d'un Steeve Reeves dans les années 60. Il accompagné d'une belle distribution : un formidable John Hurt en roi Cotys, Joseph Fiennes en roi Eurystheus, Peter Mulan en Stacles et la belle Ingrid Bolso Berdal en Atalanta, une redoutable archer. Si le film résume rapidement dans un premier temps les fameux douze travaux, le sujet est ailleurs. Il transporte le fils de Zeus et d'Alcimène dans une guerre civile aux résonnances très contemporaines.

Il est étonnant d'observer que le renouvellement du péplum depuis "Gladiator" (2000) de Ridley Scott, qui se consacrait à l'antiquité romaine, s'est tourné vers la Grèce antique avec "Troie", "300" et sa suite, ou "Alexandre". Ce changement de cap traduit sans doute l'identification des Etats-Unis, "champion de la démocratie", au pays qui l'a vu naître. Embarquée dans les conflits irakien, afghan et aujourd'hui syrien, l'Amérique se veut au premier rang de la défense des valeurs occidentales et démocratiques en tête. C'est aussi le message qu'elle fait passer dans son cinéma, les péplums les plus récents venant tous d'Hollywood.
Adapté du roman graphique de Steve Moore "Hercule : les guerres Thraces" (chez Radical Studio, puis Milady Graphics en France), cette nouvelle mouture rompt avec les versions précédentes. Hercule nie être le fils d'un dieu, il est pétri de doutes, traumatisé par l'éradication de sa famille, et s'il vient en aide à des populations en péril c'est contre monnaie sonnante et trébuchante à la tête d'une horde de mercenaires. Son enrôlement dans les guerres de Thrace n'est pas innocent par rapport à notre époque, s'agissant d'un conflit civil, comme toutes les hostilités actuellement en cours sur Terre.

"Hercule" recèle par ailleurs de nombreuse bonnes idées de mise en scène, telle la première bataille où les mercenaires voient surgir de terre leurs ennemis au physique de zombie. Le film une fois lancé ne mollit pas une seconde, enchaînant les scènes spectaculaires, avec un très beau visuel et un humour bien dosé et efficace. La 3D est par contre peu efficace, sauf dans les scènes de combat. Brett Ratner gagne son pari de ripoliner un héros quelque peu désuet, parvenant même à lui donner de l'épaisseur, s'il l'on peut dire, ce qui était loin d'être gagné d'avance.


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La dune

La dune

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Film de Yossi Aviram (France - 2013 - 1h27) avec Lior Ashkenazi, Niels Arestrup et Emma De Caunes...






Dune affiche uneHanoch, un homme d’une quarantaine d’années, décide de quitter sa vie à Tel Aviv et de s’envoler pour Paris. Pour des raisons mystérieuses, il commence à suivre secrètement un homme de 65 ans, Ruben, avant de quitter soudainement la capitale. Ruben est un policier sur le point de prendre sa retraite. Alors qu’il va de mal en pis, un collègue lui demande d’enquêter sur un dernier de cas de disparition. A travers les nombreux évènements qui surviennent et au hasard des rencontres, les deux hommes finiront pas se rencontrer et affronter une page de leur histoire personnelle, une page qu’ils ont tous les deux besoin de tourner.

 




 

Critique "Libération"




S’il ne fallait qu’une seule raison d’aller voir la Dune, le premier film de l’Israélien Yossi Aviram, ce serait l’étonnant couple que forment Niels Arestrup et Guy Marchand. Les deux hommes ont assez de bouteille et de talent pour transformer l’improbable en évidence, sans surjouer, ni minimiser l’affaire. L’image de ces deux vieux homos à l’orée de la retraite, qu’accompagne un chien lourd et fatigué, n’est semble-t-il pas née par hasard dans l’imaginaire de Yossi Aviram qui, il y a quelques années, signait un documentaire (Deux Vieux Garçons) narrant l’histoire de son oncle et de son compagnon en couple depuis trente-cinq ans à Paris.

Mais ce serait dommage de réduire l’étonnant charme de ce film à ce duo d’acteurs. Ce serait oublier le silence, qui en est le héros principal. Un silence percé des bruits de la nature - le pépiement d’un oiseau au petit matin ou le grondement du tonnerre avant la pluie - ou chargé des sentiments complexes que moulinent les différents personnages : la honte, la quête, la souffrance, la solitude, l’entre-deux.

L’intrigue tient en quelques lignes. Un homme, que l’on voit d’abord évoluer en Israël, son pays, est retrouvé un matin inconscient sur une plage déserte d’un village des Landes. A son réveil, il se mure dans le silence. Il attend quelque chose ou quelqu’un. A Paris, l’inspecteur Ruben Verdi, vieux briscard dépressif de la section des disparus, décide pour une raison inexpliquée de descendre dans les Landes à la rencontre de l’inconnu. Yossi Aviram s’est, dit-il, largement inspiré de l’histoire de celui qu’on avait appelé «le pianiste», cet homme retrouvé il y a quelques années sur une plage en Angleterre, muet mais génial dès qu’il s’asseyait devant un piano.

Dans la Dune, le piano est remplacé par les échecs, et l’inconnu est interprété par le magnifique Lior Ashkenazi, acteur fétiche du réalisateur israélien Eytan Fox (The Bubble, Tu marcheras sur l’eau…) qui réalise cette prouesse de séduire une femme (Emma de Caunes, tout en douceur et pétillance) sans prononcer le moindre mot.



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Jersey Boys (VOST)

Jersey Boys (VOST)

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Film de Clint Eastwood (Etats-Unis - 2014 - 2h14) avec John Lloyd Young, Erich Bergen, Vincent Piazza, Michael Lomenda, Christopher Walken....





Jersey boys affiche une- Film proposé en Version Originale Sous-Titrée


- Film "Coup de Coeur" - tarif unique : 5€


Quatre garçons du New Jersey, issus d'un milieu modeste, montent le groupe The Four Seasons qui deviendra mythique dans les années 60. Leurs épreuves et leurs triomphes sont ponctués par les tubes emblématiques de toute une génération qui sont repris aujourd'hui par les fans de la comédie musicale…


 

 


 

Critique "Critikat.com"





Drôle de trajectoire que celle de Clint Eastwood, qui depuis le très faiblard Invictus, l’inégal Au-delà et le beau mais mal aimable J. Edgar, semble avoir écorné son statut de grand auteur populaire, incontesté il y a encore cinq ans. Avec Jersey Boys, biopic consacré au fulgurant succès de Frankie Valli et de son groupe, The Four Seasons, le cinéaste semble renouer avec la grande forme classique, en ressuscitant au passage le genre déserté du film musical. Il y avait là le potentiel à une fresque de l’ampleur des longs-métrages de Scorsese (auquel Eastwood emprunte d’ailleurs les apartés à la caméra et la construction en deux temps d’un récit autour d’une ascension et d’une déchéance), que le réalisateur de Mystic River semble étrangement refuser pendant près de 2h20. Car Jersey Boys, c’est là son intelligence, et sa singularité, tient plutôt de l’œuvre mineure mais gracieuse, où l’auteur, retranché derrière son sujet, met la science de sa mise en scène au service d’un groupe sans héros. Si Frankie Valli occupe certes la place centrale de l’intrigue, le jeu de son interprète (John Lloyd Young, impeccable), tout en retenue, ne lui permet jamais de se distinguer véritablement de ses compagnons de jeu. Qu’Eastwood autorise chacun des personnages, sauf Valli, à s’adresser directement au spectateur, témoigne bien de sa volonté de ne pas articuler son récit autour d’une seule figure.

Que raconte alors Jersey Boys ? Plus encore que l’ascension sociale prodigieuse d’un trio d’italo-américains propulsés au sommet du hit-parade, c’est l’alchimie d’un collectif, puis son délitement, qui passionne le cinéaste. Eastwood ne filme d’ailleurs que ça, le collectif : le groupe, la famille, la mafia, autant de micros-cellules qui s’unissent et se désunissent. On aurait tort d’intenter au cinéaste un procès en académisme, tant la mise en scène, aussi discrète que précise, vient accompagner ces entrelacements. Eastwood dépeint notamment dans les scènes de chant la cristallisation d’un mouvement de groupe, où chaque voix, chaque ajout, vient contribuer à la réussite d’un mouvement polyphonique. Beau programme, d’autant plus renforcé par la précision du maître américain, qui subtilement organise l’évolution de la vie du groupe du musique au gré de ses succès et déboires, en nouant et dénouant les liens qui se sont tissés. Cela tient parfois à presque rien : une poignée de mains raccordée sur un visage seul, un échange par miroir interposés plutôt que par une suite de champs/contrechamps, un subtil changement d’échelle de cadre, etc. L’humilité du classicisme d’Eastwood, précieuse car de plus en plus rare, est ici directement mise en abyme : dans Jersey Boys, on joue avec et pour les autres, et la réussite d’une œuvre n’est possible que par une conjugaison des talents.

Sous son vernis pop et sautillant, Jersey Boys dévoile toutefois une mélancolie que l’on peut rapprocher du spleen de J. Edgar, mais plus secrète, car moins ouvertement incarnée plastiquement, en dépit d’un éclairage aux tons crépusculaires et d’une désaturation des couleurs vives. Les deux films composent presque un curieux diptyque où règnent en maître des obsessionnels ne trouvant leur épanouissement que dans l’exercice de leur don. Familles détruites, dettes abyssales : la frénésie de la vie de groupe menace, puis contamine, les relations affectives que les personnages tressent à l’intérieur et en dehors de la sphère professionnelle. C’est d’ailleurs Bob Gaudio, le compositeur du groupe (qui continue à écrire pour Valli lorsque ce dernier se lance dans sa carrière solo), complètement absorbé dans son travail, du début à la fin, qui parait le plus épargné par les blessures de la vie. D’où les ellipses du film, et sa dimension opératique, judicieusement sacrifiée : dans Jersey Boys, les triomphes s’accompagnent de regrets inavoués, jusque dans un final bouleversant de tristesse. Il faut voir les visages des chanteurs catapultés dans les années 1990, grimés par un maquillage qui exacerbe les ravages du temps. Ce vieillissement outrancier, emprunté au final d’Il était une fois en Amérique et déjà repris par Eastwood dans J. Edgar, porte toute la mélancolie d’une vie, et ouvre sur une dimension funéraire inouïe de cruauté. A ceci près que cette fois-ci, les personnages, en bons entertainers, soustraient au requiem un ultime « Sherry ». Et les adieux à un dernier tour de piste – the show must go on. On ne pouvait rêver plus joyeux testament.



 


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New York Melody (VOST)

New York Melody (VOST)

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Film de John Carney (Etats-Unis - 2014 - 1h44) avec Keira Knightley, Mark Ruffalo, Hailee Steinfeld...





NEW YORK-MELODY-Affiche-France affiche une- Film proposé en Version Originale Sous-Titrée


- Film "Coup de Coeur" - tarif unique : 5€




Gretta et son petit ami viennent de débarquer à NYC. La ville est d'autant plus magique pour les deux anglais qu'on leur propose de venir y vivre pleinement leur passion : la musique. Le rêve va se briser et l'idylle voler en éclat quand, aveuglé par la gloire naissante, il va la plaquer pour une carrière solo et... une attachée de presse.

Ses valises prêtes et son billet de retour pour Londres en poche, elle décide de passer une dernière nuit à New York avec son meilleur pote. Ce dernier l'emmène dans un pub, la pousse sur scène et la force à chanter. Dans la salle un producteur s'adonne à sa plus dangereuse passion : l'alcool. Revenu de tout, du succès et de sa gloire passée, amer, rancunier, il a perdu le fil de sa vie,... Et soudain il entend cette voix, découvre cette grâce, ce talent brut et authentique... Une rencontre enchantée qui pourrait finir en chansons...

 




 

Critique "aVoir-aLire.com"


Malgré une affiche et un titre "français" peu affriolants, New York Melody détourne les codes du genre musical. A l’instar de ses personnages principaux, le réalisateur John Carney signe un film à part, délicat, tout en légèreté et en profondeur à la fois, ton qui faisait déjà la force de son précédent opus, le superbe Once.

Dans New York Melody, point de duo vocal mais le tandem improbable formé par Mark Ruffalo et Keira Knightley, dont l’alchimie et la complicité crèvent l’écran. Elle, apporte une surdose de fraîcheur, en artiste naïve délaissée par son compagnon à la célébrité soudaine (Adam Levine), tandis que lui, loser alcoolique et solitaire, expose son côté sombre.
Par leur complémentarité et leur célibat commun, ils se croisent, se rencontrent et collaborent pour mieux créer. A mesure que le projet d’un album musical prend forme s’instaure entre eux un lien étroit, indicible, qui dépasse professionnalisme et amitié sans jamais dériver vers l’écueil d’une attirance trop prononcée.

En effet, ces deux là se sont trouvés en même temps qu’ils ont trouvé comment donner sens à leur vie. Et ça fonctionne, avec un jeu subtil et créatif, des enregistrements superbes dans les rues de New York et une authenticité qui traverse l’image de part et d’autre, à travers une mise en scène qui s’évertue à placer sur un pied d’égalité chacun des protagonistes.
Car Keira ne porte pas seulement à ravir le costume d’époque mais aussi le style casual du garçon manqué, qui se moque éperdument du star-system et vise l’accessibilité de sa musique. Avec un joli (et inattendu) brin de voix, la jeune fille sage de Pirates des Caraïbes et Orgueil et Préjugés fait une entrée fracassante dans le 21ème siècle, sur un ton légèrement social et très groovy. Pas de doute, ce film a du swing !

Critique "La Croix"


Gretta et Dave forment un couple uni : ils s’aiment follement, écrivent ensemble des chansons et viennent tous les deux de Londres à New York lorsqu’une maison de production invite Dave.

Mais le succès lui permet d’entrevoir une vie différente et il met brutalement fin à leur relation. Gretta prend aussitôt un billet retour. La veille de son départ, alors qu’elle assiste au concert d’un ami dans un petit club, il l’invite à chanter sur scène.

Le public ne lui accorde guère d’attention, mais, Dan, un producteur de disques passablement éméché, vient lui dire son enthousiasme. Il veut qu’elle signe avec son label. Il n’a oublié qu’un détail : il a été mis à la porte le matin même de la maison qu’il a fondée.

John Carney signe un feel (very) good movie – « un film qui réchauffe le cœur » – avec trois ingrédients efficaces : l’amour, la musique et New York. Dan et Gretta, nos deux éclopés de la vie donnent sens à l’expression « synergie potentialisatrice », chère à l’industrie pharmaceutique : les deux éléments provoquent ensemble plus d’effets que la somme de chacun séparément.

Gretta qui jusqu’à présent n’avait joué et chanté que pour son plaisir accepte le défi de Dan : faute de label et de studio, enregistrer un album dans New York pour capter l’énergie de la ville, avec des musiciens dont il a jadis lancé la carrière.

De son côté, elle l’aide à retrouver confiance en lui, à renouer avec sa fille adolescente et son ex-femme dont il demeure amoureux. New York s’affirme comme davantage qu’un décor. Broadway est partie prenante de la complicité naissante du duo.

Une arrière-cour de Brooklyn, Central Park, un quai de métro et une terrasse face à l’Empire State Building offrent quelques-uns des cadres sonores (et visuels) des chansons de Gretta.

Emporté par la belle folie de ses personnages, principaux et secondaires, le film accroche durablement le sourire sur le visage des spectateurs. Si certains s’agacent par moments d’un trop-plein de bonheur, les autres se laisseront submerger par cette vitalité joyeuse qu’appuie une bande originale impeccable.

S’y ajoutent une belle image et quelques jolies idées de réalisation comme la scène du club revue sous différents angles. Keira Knightley, dont on découvre les talents vocaux, et Mark Ruffalo apportent un charme irrésistible à Gretta et Dan.



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Le carnaval de la petite taupe

Le carnaval de la petite taupe

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<h3><span style="text-transform: capitalize;">Un film d'animation de Zdenek Miler (République Tchèque - 1963 - 0h40)</span></h3>
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<h4><a title="Site officiel" href="http://www.lesfilmsdupreau.com/prog.php?code=cpt" target="_blank"><img class="alignright size-full wp-image-5275" src="https://cinefronton.com/wp-content/uploads/2014/09/Carnaval-de-la-petite-taupe-affiche-une.jpg" alt="PRINT-AFFICHE-PETITE TAUPE-.indd" width="304" height="405" /></a><strong><span style="color: #000080;">- <span style="text-transform: capitalize;">Film du Cycle "Cine-Mômes" : Tarif unique : 4€
</span></span></strong></h4>
<h4><strong><span style="color: #000080;">- <span style="text-transform: capitalize;">Recommandé à partir de 3 ans
</span></span></strong></h4>
La joyeuse petite taupe revient dans des épisodes inédits au cinéma.
Sa curiosité et sa malice l’entraînent une nouvelle fois dans des aventures burlesques et attendrissantes qui feront le bonheur des plus petits spectateurs !

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<div style="text-align: left;"><iframe style="width: 640px; height: 360px;" src="http://www.allocine.fr/_video/iblogvision.aspx?cmedia=19547699" width="300" height="150" frameborder="0"></iframe></div>
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